Pourquoi créer quelque chose de neuf alors qu’il existe sur le web des bouts de code, des formules, des formes pré-établies, des objets normés, des formats, des références… que chacun peut réemployer, mashuper, ré-agencer, agréger, copier-coller… ?

Ecrire/créer aujourd’hui c’est donc reprendre de petits objets à disposition. Cela a toujours été le cas car il est plus économique de reprendre à partir de l’existant que de créer ex-nihilo. Ce qui change, c’est justement la mise à disposition. Dans l’ancien mode de la #connaissance, en même temps que l’on créait sa connaissance, on s’appropriait ces formes en même temps qu’était inclus dans cette appropriation le mode d’emploi de l’usage de ces formes.

Avec Internet et le nouveau mode d’accès à la connaissance, les objets sont tout prêt pour l’usage sans pour autant que le mode d’emploi les accompagne. Pourquoi apprendre à traduire alors qu’il y a reverso ? Par contre je ne suis pas persuadé que l’on apprenne à parler en langue étrangère par ce moyen ?

En gros les objets sont à disposition, mais pas le mode d’emploi. Finalement, on en revient aux problématiques rencontrées par le premier #management des connaissances qui a très bien su structurer les connaissances dans des bases de connaissances, qui a su créer aussi des bases d’inférences, mais qui n’a pas su apprendre aux usagers à s’en servir. Il a fallu en revenir aux communautés de pratiques et à la mise au premier plan de la conversation pour voir le KM avoir une certaine efficacité.