août 23, 2010
Le nouveau régime de l’information (commentaire)
Voici ce qu’écrit narvic sur le nouveau régime de l’information
« C’est en réalité toute la « machinerie » de la fabrication de l’information, qui opérait auparavant dans la coulisse, uniquement entre journalistes, qui sort aujourd’hui des rédactions, pour fonctionner désormais au grand jour et de manière collective. C’est vraiment une bonne illustration de ce « nouveau régime » de l’information… »
Cette mise à jour de la machinerie est à mon avis en oeuvre depuis plus longtemps. En donnant aux élèves la possibilité d’apprendre, en se confrontant directement au document, lors de recherche d’information, et en créant les dispositifs adéquats (TPE, ECJS…), on a ouvert la boite de pandorre.
Le prof, auparavant était celui qui médiatisait/didactisait/mettait en scène les savoirs à partir de documents qui n’étaient pas accessibles directement à l’élève.
En parallèle, on met désormais l’accent sur la métacognition, c’est à dire, pour partie la réflexion sur ses propres processus d’apprentissage.
Cette mise à jour de la machinerie apparait également dans les émissions de décryptage de la fabrique de l’information télévisuelle (ou autre).
C’est voir ce qu’il y a sous le capot selon un mot de callimaq lors d’une conversation sur twitter.
C’est je pense également en oeuvre quand, en KM, on parle d’explicitation des connaissances et c’est là-dessus que les réseaux sociaux professionnels ont bâti leur coeur de métier, la visualisation du caché, de l’implicite.
Internet, parce que exponentialité de l’information (années 2000), parce que information en temps réel (2010), parce que fouille sur les données (2020?) nécessite/industrialise/formalise/réifie ses processus d’explicitation qui sont en germe depuis quelques années (?). Et se faisant change la nature de la connaissance.



