Modèles économiques

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J’ai lu l’année dernière les livres publiés par Esther Duflo que je trouve passionnante. Voir notamment des extraits de sa conférence de presse sur la république des idées et les vidéos associées dont je publie un extrait ici.

Conférence de presse d’Esther Duflo (1) par larepubliquedesidees

Je lis page 80-81 à propos des programmes de vaccination en Inde pour savoir ce qui empêche les personnes de réellement en profiter :

« ainsi la transformation d’une prestation gratuite en prestation payante, même si son prix est extrêmement bas; diminue fortement le nombre d’usagers »

Pourquoi tout à coup, cela me rappelle quelque chose ? C’est du premium ça non ? D’où la question essentielle du web : comment financer la gratuité ? Si on passait tout payant aujourd’hui, il est probable que le web s’effondrerait.

- le modèle majeur pour financer la gratuité, c’est bien sûr la publicité. Google est avant tout la première régie publicitaire au monde avant d’être un moteur de recherche.

- le premium : quelques usagers particulièrement retors vont acheter, sur abonnement, plus de fonctionnalités ou plus d’espace de stockage ou plus de puissance de calcul ou de bande passsante…

- la vente de service aux entreprises. C’est ce que faisait Exalead dont l’objectif n’a jamais été de concurencer Google mais de proposer une vitrine pour son moteur de recherche. Ce qui explique la faible taille de sa base de données. L’essentiel pour ce moteur étant dans les fonctionnalités proposées et non dans la taille, puisqu’une entreprise a une base de données identifiée et fermée.

- la vente de biens en ligne. Classiquement c’est Amazon qui permet de consulter gratuitement des métadonnées mais qui propose un service d’achat en ligne pour les livres et les flux de ses kindles.

- le micro-crédit – ce serait bien d’en l’esprit du web qui favoriserait des logiques de briques – Chacun paye un petit peu pour un petit service qui correspond à un besoin. Je n’ai pas d’exemples en tête ?

- le financement par des buisness angel pour lancer de nouveaux services – Une réussite pour combien d’échec ? Et quel retour sur investissement ?

- En corrolaire, un des objectifs de ces jeunes pousses est de se faire racheter par un gros. C’est androïd racheté par google et c’est dernièrement netvibes par Dassault. La gratuité est alors un moyen de se rendre visible pour ensuite se faire racheter et faire une plus-value à laquelle va se rajouter probablement des stock options pour les créateurs.

- le mécénat. Une entreprise prend sous sa coupe un service non rentable pour des raisons d’images. Je n’ai pas d’exemples en tête mais un service d’aide à la personne en ligne pourrait être financé par ce mode là. Le financeur se payant en image et en réputation.

- la vente d’un objet et des services associé uniquement à cet objet – I-Phone – nespresso et donc le financement par le brevet – c’est la logique propriétaire.

- l’autre modèle classique du libre : donner les objets et vendre les services. On peut donc donner les logiciels, ou les laisser à disposition, libre à chacun de les faire évoluer pour les rendre payant (si la licence initiale le permet) ou alors pour vendre des formations ou du conseil autour de ces logiciels.

- le modèle partenarial (est-ce que le terme est valable, je ne sais pas) : la force de travail contre la surface sociale – des exemples ? – c’est typiquement le modèle du bénévolat et celui qui se rapprocherait de la logique du crowdsourcing – Je donne de l’information et j’attends en retour des gains sous forme de reconnaissance d’une expertise. Je pense que tous les blogueurs et tous les twittos fonctionnent sous ce modèle économique.

- le modèle salarial : la force de travail contre un salaire – des exemples ? Cela doit pouvoir aussi être du ressort du libre puisque les développeurs sont payés pour faire ce qu’il font. faire du libre ne veut pas dire ne pas gagner d’argent. Cela signifie simplement que le code est libre.

- le modèle R&D qui consiste à donner une partie de son temps de travail à de l’innovation – c’est les 20% de temps de travail que Google laissent à ses employés pour innover.

- Le modèle partenarial où des besoins complémentaires s’associe au bénéfice de chacun – (pas d’exemple en tête)

- la mise en place d’une chaine de production orchestrée par des services indépendants comme un éditeur et un libraire en ligne

- des services aux services – paypal par exemple qui devient indispensable si on veut faire du commerce en ligne – mais aussi des certifications d’identité comme openID…

Y’en a-t-il d’autres ?

republication

About jadlat

Professeur documentaliste dans un établissement scolaire (Lycée général, technologique et professionnel), j'ai un capes de documentation depuis 1999 et je suis membre du jury de capes interne depuis 2008. J'ai choisi, en 2006, de faire un DESS "communautés virtuelles..." en Formation à distance (FOAD)à Limoges, sur mon temps personnel et en poursuivant mon activité professionnelle. Je suis blogueur depuis 7 ans. Mon blog principal est mon portfolio de compétences ( http://www.relation-transformation-partage.info... ). Je suis également présent sur Twitter sous le pseudonyme de @jadlat ( http://www.twitter.com/jadlat ). Depuis cette période j'ai développé une activité de formateur en présence ou à distance ainsi que de conférencier dans mes domaines de compétences et de connaissances. Je souhaite aujourd'hui conjuguer l'accompagnement des lycéens/étudiants, et des jeunes adultes et les usages et pratiques du web avec comme objectif le développement personnel et professionnel des publics confiés.

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