Modèle économique : plateforme et place de marché

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Puisque c’est l’hiver, la Noël et que le temps est morose, je me fais un petit plaisir et republie trois billets anciens que j’avais fait suite à un voyage en Toscane à l’été 2007. Ils traitent de l’idée de modèle économique qui a été un concept que j’ai eu du mal à apprivoiser. Ces trois histoires contées dans ce billet et dans les suivants ont grandement contribué à la compréhension de ce qu’il y a derrière ce terme. Ceux ne sont que des histoires…

Ce premier billet concerne le modèle économique au coeur du web.

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Finalement, le web 2.0 n’est vraiment pas quelque chose de nouveau quand on va trainer en plein mois d’août pour voir Florence étendre sa longue traîne au lieu d’épandre sa graisse sur les chaises longues de la côte.

Florence, l’été !

Du monde, beaucoup de monde, énormément de monde, pour qui, le fait même d’être là est en soi une récompense. Une foule pour qui la ville est un moment de consommation.

Et la ville propose des services à la hauteur des attentes. Des services attractifs dont la plupart sont apparemment gratuits : la déambulation dans le coeur de la cité, le regard porté sur les monuments historiques, le spectacle même de la foule, les pas de Sthendal et les histoires que l’on racontera au retour en inventant un « j’ai vu la statue de David ». Ces services ne sont pas gratuit mais sont payés par des publicités comme celle géante sur une des places proches de la signora pour un produit hyper luxe et hyper lucratif pour le café du dessous.

Florence est en soi une marque de luxe et ce qui n’est pas gratuit (marcher dans la ville) est très cher. De plus, les marques se renforcent les unes les autres (Ah ! acheter un Jack Sparrow dans le magasin Disney situé entre le Duomo et la Signora – t’as acheté ça chez Dysney – Chez Disney, oui, mais chez Disney à Florence – ouah le pied).

Si l’expérience est concluante, on peut passer en version premium, et accéder à une foule de petits services (manger des glaces ; boire un verre de vin ou un caffé) ou de service plus importants et plus chers (visiter le duomo ou les Offices). Pour ces derniers services la capacité des serveurs est à la limite du tolérable, clairement en surchauffe et avec un temps d’accès intolérable dans une situation normale (2 heures de queue). Ici le débat se situe entre la mainmise sur un public captif et l’envie de ce public d’avoir la meilleure expérience utilisateur. Un jour il faudra quand même upgrader !

Autour de ses services, des mashup se sont développés comme ces statues vivantes, plus vraies que nature, en contrebas des statues des florentins célèbres longeant les Offices. Florence est open source. Les monumentales API sont à la disposition de tous. Il s’agit de proposer des services innovants, à faible coût d’entrée pour créer une écologie de services associés participant à la construction de l’image de la plateforme comme à l’amélioration de l’expérience utilisateur. Et pour les geeks qui sont au coeur de ce service, en guise de retour sur investissement, il s’agit de surfer sur la réputation pour en récolter quelques piécettes. A charge pour chacun de se démarquer de ces camarades par un peu de poudre d’or ou une mise en scène plus soignée.

Dans ces services à forte valeur ajoutée, nous produisons des contenus sous forme de photo, de vidéo, de sms etc. que nous publierons dans de beaux albums à montrer aux amis de passage. Je produits même des billets qui content l’analogie entre Florence et l’idée de modèle économique. Et tout ça, je le fais gratuitement. Elle est pas belle la vie !

Ce chemin que l’on suit, ces contenus que nous produisons, ces services auquels nous contribuons participent également de la réputation de Florence. Je viens vivre une histoire que l’on m’a vantée dans des brochures, à l’école et sur les devantures des agences de voyage. Et en revenant je vais en parler et mettre en mémoire ce souvenir de Florence, que d’autre, ainsi mis en alerte, voudront à leur tour tenir comme digne d’être vécu, entretenant ainsi, l’image, le mythe et le modèle économique.

Nous sommes ici au coeur de l’économie du web 2.0. C’est d’ailleurs à Florence que je l’ai vu mourir…

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Billet précédemment écrit sur le blog des anciens du dess cvir et remanié un peu quand même

About jadlat

Professeur documentaliste dans un établissement scolaire (Lycée général, technologique et professionnel), j'ai un capes de documentation depuis 1999 et je suis membre du jury de capes interne depuis 2008. J'ai choisi, en 2006, de faire un DESS "communautés virtuelles..." en Formation à distance (FOAD)à Limoges, sur mon temps personnel et en poursuivant mon activité professionnelle. Je suis blogueur depuis 7 ans. Mon blog principal est mon portfolio de compétences ( http://www.relation-transformation-partage.info... ). Je suis également présent sur Twitter sous le pseudonyme de @jadlat ( http://www.twitter.com/jadlat ). Depuis cette période j'ai développé une activité de formateur en présence ou à distance ainsi que de conférencier dans mes domaines de compétences et de connaissances. Je souhaite aujourd'hui conjuguer l'accompagnement des lycéens/étudiants, et des jeunes adultes et les usages et pratiques du web avec comme objectif le développement personnel et professionnel des publics confiés.

2 Responses to Modèle économique : plateforme et place de marché

  1. [...] donc le rapport entre ce souvenir et les modèles économiques du web2.0 dont nous avons déjà eu un premier aperçu ? Voici une relecture de l’orage et de ce qui s’en est [...]

  2. [...] bien que lègères et je l’avoue parfois un peu florentine. Après les plates-formes et la fin du web 2.0, voici le modèle économique basé sur la synergie des [...]

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