Lu cette semaine (weekly)

  • tags: théorie des communs réciprocité réciprocité positive réciprocité négative réciprocité symétrique autorité collectif

    • D’un autre côté, le commun est une réciprocité collective, c’est-à-dire une structure de réciprocité particulière de tous pour tous, puisque : « On en tirera ici cette conséquence que le terme de “commun” est particulièrement apte à désigner le principe politique d’une co-obligation pour tous ceux qui sont engagés dans une même activité »[22].
    • D’un côté, le commun apparaît comme réciprocité, et à ce titre possède tous ses caractères : il est une pratique qui engendre une autorité sous forme d’une charge ou d’un statut social ou une responsabilité politique.
    • « Le terme qui désigne la réciprocité “mutuum”, est d’ailleurs dérivé de “munus”. Mais le “munus” n’est pas pour autant réductible à une exigence formelle de réciprocité. Sa singularité réside dans le caractère collectif et souvent politique de la charge ré-munérée (au sens étymologique du verbe remuneror, qui veut dire offrir en retour un présent ou récompenser).
    • Notre liberté naît en effet du respect, de sorte que la liberté de chacun commence où commence celle d’autrui.
    • Cette réciprocité, que nous disons symétrique, de quoi est-elle plus précisément la matrice ? Cette “ bonne distance sociale”, comme disent les anthropologues, est la matrice du respect, c’est-à-dire d’un “Tiers” commun qui ne se manifeste par aucun imaginaire ni pouvoir
    • Nous introduisons ici le terme de réciprocité symétrique comme la matrice des valeurs éthiques pures : la responsabilité, la confiance, la justice, l’amitié, ces valeurs menacées dans l’imaginaire du prestige ou de l’honneur de se transformer en pouvoir.
    • Quelle que soit la structure considérée et la valeur produite, lorsque celle-ci naît d’une relation de réciprocité symétrique et non plus positive ou négative, elle se développe comme un sentiment objectif.
    • La valeur produite s’affranchit de l’imaginaire de la réciprocité positive (le prestige) et de l’imaginaire de la réciprocité négative (l’honneur)
    • La bienveillance n’efface pas la violence. Elle la domestique, en quelque sorte, en l’introduisant dans son propre devenir de façon dialectique. Et celui qui donnera plus obligera ceux qui donneront moins. Cette différence se traduit en autorité[17]
    • Le moteur de la production reste le savoir-faire et le travail personnel. La générosité est dictée par le souci d’être le plus grand donateur, mais incite autrui à une compétition qui n’est pas sans rappeler la concurrence, bien qu’en réalité elle s’inspire de la réciprocité négative[16]
    • au fur et à mesure qu’elle intègre plus de monde, impose d’investir davantage pour assurer une redistribution plus grande.
    • Ces propriétés reviendraient à la communauté villageoise seulement si la famille disparaissait. Peut-on définir une propriété de façon plus forte ?
    • William Carter et Mauricio Mamani utilisent le terme occidental d’usufruit pour dire la propriété du jeune couple.
    • désigner non seulement ce qui est “mis en commun”, mais aussi et surtout ceux qui ont des “charges en commun”.
    • si le don se convertit en redistribution pour le plus grand nombre, l’autorité morale du plus grand donateur devient celle du représentant politique de la communauté
    • la valeur produite par la réciprocité, le Tiers, est d’abord une force morale, comme dit Mauss : la valeur créée par la relation de réciprocité est une puissance d’investissement de nature éthique.
    • L’idée que le commun signifie à la fois donner (la charge) et une valeur éthique (une responsabilité) mérite d’être explicitée.
    • Le don engendre le prestige, et le contre don apparaît comme récompense qui fait obligation à son bénéficiaire de reproduire la réciprocité pour garder son rang, ce qui devient la charge.
    • Il s’ensuit une dynamique orientée dans la circularité des dons : sans doute l’origine de la primauté, que remarque Aristote, de celui qui donne sur celui qui reçoit.
    • par sa racine, il renvoie à un type particulier de prestations et de contre-prestations qui concernent des honneurs et des avantages attachés à des charges »
    • le terme latin “munus” appartient dans les langues indoeuropéennes au vaste registre anthropologique du don, tout en désignant un phénomène social spécifique
    • Comment s’effectue le passage entre la réciprocité donnée par la nature dans la communauté d’origine, la communauté de parenté, et la réciprocité voulue par la raison pour créer la cité ?
  • tags: aristote théorie des communs individu réciprocité responsabilité

    • Et l’on est ainsi conduit au débat entre les citoyens qui fondent l’État, au rôle de la transmission des valeurs acquises telles que l’amitié, la responsabilité, la confiance, par l’enseignement et l’éducation, mais sans oublier la définition du citoyen à partir de l’entraide réciproque qui caractérise la koinonia, la communauté de l’oikos, la maisonnée, où tout est commun et qu’Aristote reconnaît comme la structure de réciprocité originelle
    • Nous avons insisté sur le fait que la parité des citoyens était scellée par la philia, qui procédait elle-même d’une réciprocité inaugurale de toute vie sociale, le commun de la parenté.
    • Aucun sentiment créé par la réciprocité ne pourrait fonder la cité sans la raison éthique qui permet de limiter l’imaginaire ou la démesure du pouvoir de chacun.
    • le commun doit être interprété comme la relation collective qui permet d’instituer des règles de vie qui améliorent les conditions d’existence de tous.
    • L’individu est désormais sensé revendiquer la propriété des moyens qui lui sont nécessaires pour exercer la responsabilité qui lui incombe vis-à-vis d’autrui
    • la matrice de l’individuation et de la responsabilité qui trouve son origine dans la filiation
    • la matrice de la philia, l’alliance ou le commun
    • La relation réciproque est en réalité, dès l’origine, double
    • Ici on voit poindre l’idée que le commun ne suffit pas à épuiser le sens de la réciprocité.
    • La structure sociale du marché qui fait intervenir la production individuelle, l’échange de réciprocité et la consommation individuelle, échappe à la définition du commun
    • tout le monde met en commun ses réflexions pour définir les objectifs essentiels de la cité.
    • C’est à ce stade que Pierre Dardot et Christian Laval situent leur conception du commun qui n’est pas seulement de mettre en commun des forces productives pour une consommation partagée mais la procédure de fondation de la cité : la démocratie. Le commun est au fond synonyme de délibération, et celle-ci de démocratie politique.
    • le sentiment individuel du tiers intermédiaire entre deux protagonistes d’une relation de réciprocité ternaire généralisée, qui reçoit de l’un et qui donne à l’autre et redonne au premier de ce qu’il reçoit du second, est le siège du sentiment de justice ou plus exactement d’un sentiment de responsabilité qui se transforme en sentiment de justice.
    • ce Tiers est toujours le juste milieu entre deux contre-valeurs opposées, le juste milieu entre les contraires,
    • le produit d’une relation de réciprocité simple (le face-à-face, par exemple) est un Tiers commun, l’amitié, incommensurable (“inappropriable” diraient Dardot et Laval) parce qu’on ne peut en prendre la mesure pour en faire une norme.
    • C’est, précise-t-il, à partir de la genèse du sentiment de justice que l’on peut découvrir que la matrice de toutes les valeurs éthiques est la réciprocité
    • Le partage est donc déjà ternaire et produit non plus le sentiment de fraternité entre pairs mais le sentiment de responsabilité des uns pour les autres ainsi que le sentiment de justice.
    • chacun doit faire face à tous mais reçoit des uns et redonne aux autres.
    • la genèse du commun à partir de relations réciproques précises : la metadosis, le partage. Le partage est une structure de réciprocité intermédiaire entre le face-à-face collectif (la communion de la maisonnée) et la structure ternaire généralisée (le marché)
    • On en déduit donc que ce sont bien les pratiques de réciprocité qui engendrent le sentiment de responsabilité, comme celui de l’amitié.
    • l’activité humaine est toujours co-activité et co-obligation, co-opération et réciprocité »
    • Et c’est à partir de leurs pratiques que l’on peut rendre compte du mouvement même des sociétés pour autant que, comme Marx l’a souligné, la société est le “produit de l’action réciproque des hommes”.
    • on posera ici que ce sont les pratiques qui font des hommes ce qu’ils sont.
    • Il plaide, par contre, en faveur de la responsabilité et de la générosité des uns vis-à-vis des autres
    • la propriété privée capitaliste, la propriété privatrice du droit d’autrui.
    • respecter cette série de causes et d’effets : réciprocité –> amitié –> propriété particulière –> générosité.
    • on doit se souvenir que la philia est elle-même engendrée par la réciprocité
    • Si Aristote approuve la propriété individuelle, c’est dans la mesure où elle est ordonnée à l’usage commun de ceux qui sont unis entre eux par l’amitié (philia), comme l’ont souligné Pierre Dardot et Christian Laval.
    • si la distinction entre la propriété et l’usage est théoriquement féconde, comme nous aurons l’occasion de nous en convaincre tout au long de l’ouvrage, la réalité de l’usage commun des biens privés est remise à la seule “vertu” qui résulte de la législation et de l’éducation »
    • Sa principale limite, qu’il ne saurait être question de méconnaître, est de préconiser la propriété privée des biens sous la condition que ce qui est possédé privativement relève de l’usage commun
    • la pratique de mise en commun la condition même de tout commun, dans ses dimensions affectives et normatives.
    • « L’institution du commun (koinôn) est l’effet d’une “mise en commun” qui suppose toujours une réciprocité entre ceux qui prennent part à une activité ou partagent un mode d’existence. Ce qui est vrai d’une petite communauté d’amis visant une fin commune l’est également, à une autre échelle, de la cité qui est orientée vers le “bien souverain”.
    • L’abus à Rome consistait à retirer de la propriété communautaire un bien et à l’aliéner dans le commerce et l’échange, le contraire donc de l’abusus bourgeois qui consiste à séparer un bien du domaine de l’échange et le destiner à une consommation hors du marché
    • C’est la valeur produite par cette communauté que doit exprimer le dominus.
    • Et que signifie maison ? La première institution sociale de l’humanité issue de la relation exogamique entre deux familles biologiques.
    • Le maître se situe à l’extérieur de l’emprise de la loi puisqu’il est toujours en situation de pouvoir la modifier ou de s’en exempter. Soit ! Mais tient-il son pouvoir de lui-même ?
    • On sait que le dominium renvoie à domus, la maison, et que celle-ci conduit à dominus : le maître de la maison, autrement dit à la souveraineté.
    • Cela s’entend si l’on veut marquer que le dominium et la propriété privée sont des droits absolus. Marx lui-même appelle le dominium “propriété privée patriarcale”.
    • Par “politique”, nous entendons cette activité de délibération par laquelle les hommes s’efforcent de déterminer ensemble le juste, ainsi que la décision et l’action qui procèdent de cette activité collective »
    • Les conclusions de l’épisode sont de deux ordres. Il confirme qu’une image narrative est une ellipse qui perd toute signification en l’absence du récit qui la sous-tend.
    • Mais la discussion d’une image énigmatique aura exposé pendant une bonne partie de la journée un public de gauche à une opinion de droite – opinion qui sera restée pour beaucoup incompréhensible, témoignant de la complexité des réseaux signifiants à l’œuvre derrière les identités politiques
  • tags: base de données des émotions capitalisme affectif émotion reconnaissance faciale

    • Quelque chose permettant d’assurer le lien, le passage entre le séquençage, la mise en index de nos comportements et des différents objets connectés. Ce quelque chose c’est la base de donnée des … émotions.
    • L’analyse des « émotions » c’est celle d’algorithmes qui après s’être entraînés à la reconnaissance d’images (et ils ont encore un peu de mal même si les progrès de ces dernières années sont hallucinants) se spécialisent désormais dans la reconnaissance faciale pour être capables de détecter et de reconnaître si nous sommes tristes, embarrassés, heureux, gênés, etc. Et aussi naturellement pour tout un tas d’applications pas très humanistes de vidéo-surveillance.
    • , je vous renvoie à l’extension pour le navigateur Chrome qu’un développeur a mis en libre accès et qui permet de « voir » les informations extraites par Facebook de la moindre des photos déposées sur son résea
      • En quoi ces « émotions » peuvent permettre d’être le chaînon manquant entre :

         

         

      • « nous » (nos comportements, nos actions),
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      • la multiplicité de terminaux connectés à notre disposition (ordinateurs, tablettes, smartphones mais aussi « objets » connectés et capteurs passifs)
      •  

      • et les interfaces que nous utiliserons le plus demain (c’est à dire principalement les interfaces vocales) ?
  • La réponse à cette question est la suivante : dans les interactions homme-machine qui domineront demain nos vies connectées, ce sont les « émotions » qui seront les mieux à même d’apporter les éléments contextuels nécessaires à la compréhension fine de nos requêtes et de nos (inter)actions.
  • Mais le fait est que sans compréhension du « contexte », les algorithmes, quels qu’ils soient, ne peuvent nous apporter que des réponses « impersonnelles » (= non personnalisées) et ça c’est pas bon pour le modèle économique des grandes firmes
  • La capacité de comprendre le contexte est donc l’élément clé qui permet de faire tourner la régie publicitaire.
  • Car si le web actuel s’est bâti sur une économie de l’attention, chacun a compris la corrélation directe existant entre « l’attention portée » et « l’émotion suscitée ».
  • partage le plus, sont ceux qui disposent du plus fort capital émotionnel
  • Il existe même une « hiérarchie » émotionnelle et l’on sait, par exemple, que « la colère est beaucoup plus influente que les autres émotions comme la joie ou la tristesse« .
  • La nouveauté vient, d’une part, de la quantification fine desdites émotions et, d’autre part, de l’échelle littéralement « industrielle » à laquelle il est possible de les instrumentaliser sur des niveaux de prédictibilité plus ou moins discutables.
  • celui du brevet déposé par Apple en janvier 2014 censé permettre de diffuser des publicités contextuelles en fonction de l’humeur de l’utilisateur :
  • « Selon le brevet, les critères pour la définir peuvent reposer sur la collecte de diverses informations, comme la pression sanguine, le rythme respiratoire, la température du corps, mais aussi des schémas de comportement selon les contenus et applications utilisées, qui peuvent donner une idée de l’état d’esprit
  • Ces éléments peuvent servir à définir des profils (« plutôt heureux », « plutôt triste », etc) à partir desquels des publicités choisies peuvent être proposées, en plus d’autres types de données personnelles plus classiques (âge, sexe, localisation…).« 
  • « Les caractéristiques associées à l’humeur peuvent être physiques, comportementales ou spatio-temporelles.
  • Par exemple, le rythme cardiaque, la pression sanguine, le niveau d’adrénaline, la fréquence respiratoire, la température corporelle et les expressions vocales peuvent être utilisés pour déterminer l’humeur d’un utilisateur.
  • Les données spatio-temporelles sont utilisées pour inférer certains types d’humeurs à partir de caractéristiques types de certaines humeurs déjà enregistrées.
  • Dans certains cas, l’humeur est jugée par une caméra qui, lorsqu’elle est couplée à un logiciel de reconnaissance faciale, peut mesurer les expressions faciales.
  • En fin de processus, une base de donnée contenant l’ensemble des informations sur le profil d’un utilisateur est automatiquement mise à jour en fonction d’un ensemble de règles définies soit par l’utilisateur soit par le système. Certains éléments du profil peuvent être revus en fonction des besoins nécessaires aux algorithmes d’apprentissage (« learning algorithms ») qui vont puiser dans des données externes comme par exemple le compte iTunes.
  • Les émotions sont un peu à la reconnaissance faciale en particulier (et à la reconnaissance d’image en général), ce que les entités nommées sont à la linguistique de corpus et au TAL (traitement automatique des langues).
  • « Une base de donnée de émotions d’environ 4,7 millions de visages analysés et de 50 milliards de points émotionnels enregistrés. » C’est énorme
  • Enorme et ridicule à la fois si l’on songe que Facebook dispose de son côté de 1,5 milliards de profils avec pour chacun d’entre eux des centaines de photos associées. Imaginez deux minutes que la techno d’Affectiva se mette à tourner sur Facebook, et cette base de donnée déjà gigantesque de 4,7 millions de visages prendrait alors des allures … dantesques
  • Et que ce sera le paradis puisqu’on pourra « optimiser l’engagement » pour réaliser des publicités plus efficaces (sic), des bandes-annonces plus percutantes (sic),
  • Le premier âge, c’est donc celui d’une complémentarité entre l’homme et la machine.
  • Le deuxième âge, ce n’est donc plus celui de la complémentarité homme-machine, mais celui d’une substitution.
  • mais d’une forme inédite de dépendance, et donc de domination émotionnelle
  • L’informatique affective n’a pas pour objet de comprendre nos émotions. La compréhension de nos émotions n’est qu’un moyen au service d’un objectif premier qui consiste à nous proposer des réponses émotionnelles pré-construites. La réponse avant la question, une fois de plus
  • Alors demain, lorsque moteurs, programmes, terminaux, algorithmes et interfaces sentiront, non plus seulement les « sentiments du monde » mais chacune de nos propres émotions, qu’arrivera-t-il s’ils comprennent et répondent mal à la peur, à la souffrance, à la surprise, à la joie, à la tristesse ? S’ils nous proposent de mauvaises réponses émotionnelles ? 
  • tags: pensée critique critical thinking

  • tags: drogue effet

    • « la causalité est complexe, mais ce qui est clair, c’est qu’elle va dans les deux sens : les drogues «répondent» aux questions culturelles et permettent à des cultures d’être créées autour d’elles. »
    • , les choses ne sont pas aussi simples qu’une drogue par génération.
    • A différentes populations, différents psychotropes.
    • notre structure neurologique. Mais cette fois, en 2016, David Nutt et son équipe ont utilisé toute la technologie disponible comme l’IRM ou la magnétoencéphalographie pour étudier le cerveau des patients sous trip.
    • Première constatation, le comportement du cortex visuel change : ce dernier communique beaucoup plus que d’habitude avec les autres parties du cerveau, ce qui peut expliquer le côté hallucinogène du LSD. 
    • Ensuite, et c’est le plus intéressant : les sujets, nous dit Inverse semblent posséder un « cerveau intégré et unifié » similaire « à la nature hyper-émotionnelle et imaginative de l’esprit d’un enfant ». C’est précisément cet aspect qui permet l’usage du LSD en psychothérapie, plus que ses effets hallucinogènes (très exagérés de toute façon).
    • s le voyage psychédélique n’est pas toujours une promenade d’agrément. Le « bad trip », un événement cauchemardesque et angoissant, est toujours à l’affût.
    • 5 participants auraient développé des tendances dépressives, voire suicidaires, durant leur « voyage », mais six autres auraient affirmé que leur propension à l’anxiété et à la dépression aurait disparu suite à cette terrible expérience.
  • tags: facebook algorithme source évaluation de l’information infotainment média social

    • The company uses a mix of secret-sauce algorithms to choose which pieces of news you see.
    • Some items are displayed based on what you’ve responded to before. For example, if you always like or reply to news from Trevor but ignore news from Mike, you’re going to see more Trevor and less Mike.
    • Given that Facebook’s main goal is to serve you ads and get you to buy things, their number-one priority is keeping you glued to your feed.
    • If you see a bunch of things you hate in your feed, you’re going to stop looking at it and take your clicks elsewhere.
    • Common sense dictates that Facebook should avoid showing you news that will upset you or make you angry
    • Sure enough, the people fed positive news responded with more indicators of happiness.
    • To the extent that people at Facebook believe their own data analysis, they know that the news feed affects people’s emotions and shapes their perceptions of the world. Their business depends on it.
    • Facebook’s big innovation was the discovery that it could sell ads against people’s friendship networks.
    • We consume each other’s posts on Facebook the same way we consume new episodes of Mr. Robot and with the same result. Our eyeballs translate into ratings, which translate into ad dollars.
    • This courting intensified with the creation of the Facebook Instant service in 2015, which allows media companies to publish stories directly on Facebook and share ad revenues.
    • Your news feed would not discriminate between stuff your friends passed along and news sources.
    • This rule had one exception. To the right of the news feed on your default Facebook page is the « trending » module.
    • For a while, Facebook had a team of human editors who curated trending news from a long list of reputable sources.
    •  Facebook fired them and set up an algorithm to take their places.
    • With no human checks on it, that algorithm immediately started posting fake news.
    • Facebook’s algorithms are great at keeping people glued to their screens, but they are terrible at distinguishing real news from fake
  • tags: facebook algorithme source évaluation de l’information éducation aux média consommation infotainment

    • Ces pratiques de publication de faux articles sont donc plus répandues que nous ne le pensons. 
    • Le problème n’est pas l’existence de faux sites d’information, mais le relais de leurs articles à grande échelle.
    • En clair : Facebook est-il un média (qui diffuse de l’information) ou une plateforme sociale (qui héberge des contenus) ? 
    • Cette posture les arrange, car comme ça ils n’ont pas à subir les contraintes des médias (responsabilité du directeur de la publication en cas de diffamation…),
    • mais bénéficient quand même d’une très large audience qu’ils peuvent monétiser auprès des annonceurs.
    • Mais ça serait oublier que depuis 2 ans ils travaillent très dur pour faire de Facebook la première source d’information, notamment en draguant les éditeurs de sites d’informations pour héberger leurs articles grâce à la fonction Instant Articles.
    • Les choses se sont accélérées cet été avec le scandale du bloc « Trending News » : une petite équipe de modérateurs humains étaient en charge de la modération des actualités
    • Certains observateurs se sont rendu compte que cette équipe ne relayait que très peu d’articles sur les candidats républicains (et Trump en particulier), ils s’en sont plaint et l’équipe a été remplacée par un algorithme
    • Vous noterez que cela s’applique également à Twitter où le bloc « Trending topics » peut être facilement détourné en mettant à contribution un certain nombre de personnes pendant un court laps de temps, mais il se trouve que c’est à Facebook qu’on le reproche, car la portée est plus grande.
    • La solution serait de réglementer les publications sur Facebook en supprimant celles qui sont jugées fausses. Le problème est que c’est un jeu dangereux, car la frontière avec une forme de censure est très fine.
    • Idéalement, il serait plus simple de scinder en deux le news feed avec d’un côté ce qui relève du divertissement, et de l’autre les actualités plus sérieuses, mais ça voudrait dire diminuer la puissance de Facebook, donc ses revenus.
    • En fait, quand on y réfléchit bien, on se dit qu’au départ, l’idée de mélanger actualités sérieuses, contenus divertissants et partages de vos proches, le tout en respectant l’étique et la rigueur journalistique est une promesse impossible à tenir.
    • es équipes de Facebook ne décident pas de ce qui va être publié sur votre fil d’actus, ils ne l’ont jamais fait.
    • Le filtrage des publications sur le news feed est régit par un ensemble de règles qui reposent sur les choix des utilisateurs eux-mêmes (les articles qu’ils ont aimés ou relayés précédemment).
    • Et si le vrai coupable dans cette histoire était tout simplement l’infobésité ?
    • Il faut dire que les internautes sont maintenant exposés à un nombre ahurissant de sources et à une somme toujours plus importante d’unités d’information
    • Le vrai problème est que les internautes ont une attention limitée, ils privilégient donc les sources d’informations qui leur apportent le plus de satisfaction avec un minimum d’effort
    • Puisque les utilisateurs peuvent avoir tout ça auprès d’une source unique, gratuite, qui tient dans la poche (leur smartphone) et qu’en plus ils peuvent retrouver dessus leurs amis d’enfance et avoir des nouvelles du petit cousin, alors pourquoi continuer à payer un abonnement pour un journal papier qui déblatère toujours les mêmes histoires (les réactions aux réactions des politiques) et des journalistes qui ne savent même plus anticiper les résultats des élections ?
    • Avec ce raisonnement, on se retrouve avec l’outil de communication le plus puissant de l’histoire de l’humanité, mais sans aucun mode d’emploi ou précaution d’utilisation.
    • un outil numérique (Facebook) qui remplace un support analogique (les journaux papier) avec des utilisateurs qui ne changent pas leurs habitudes (« je me nourris tous les jours avec de l’info« ) et ne savent pas prendre un minimum de recul (« si c’est écrit, c’est que c’est vrai« ).
    • Au final, la seule véritable solution durable à ce problème de faux articles serait d’éduquer les utilisateurs
    • vérifier la source (l’origine de la publication)
    • ne pas se laisser influencer (vérifier celui ou celle qui relaie)
    • ne pas relayer sans avoir lu ou vérifié…
    • Et n’oubliez pas que le premier filtre, c’est vous, pas un algorithme auto-apprenant conçu à l’autre bout du monde.
    • Conclusion : le média idéal n’existe pas. Vous pouvez faire confiance à Facebook pour vous divertir (de même qu’à Instagram ou Youtube), mais vous ne pouvez pas leur faire confiance pour vous informer ou vous instruire (c’est le pré carré des professionnels de l’information).
    • Vous pouvez télécharger l’ensemble de ce billet en cliquant ICI. (PDF) Il contient des schémas qui ne sont pas présents dans le billet publié.
    • les actes et les outils
    • la pensée en action dans une CRP est un réseau de conduites et de dispositions qui s’entremèlent, qui se supersposent.
    • Les outils que nous utilisons dans une CRP nous plongent régulièrement dans ce rapport parties/tout. Ainsi, évaluer une raison (partie) est un acte qui consiste à réfléchir sur l’acte de réfléchir (tout), mais réfléchir sur l’acte de réfléchir (tout) va bien au-delà de cet acte (pour y arriver, on peut être en train d’évaluer la valeur d’un exemple, d’un contre-exemple, de la façon dont on s’y prend pour rechercher, etc. : parties).
    • La vie de la pensée dans une CRP est un vaste réseau de relations entre différentes conduites
    • Regardons d’un peu plus près quelques-unes de ces conduites
    • Chercher un exemple consiste à trouver un cas particulier qui pourrait illustrer une règle, une loi, un principe.
    • Un bon exemple sera celui qui montrera le mieux ce dont il est question.
    • Par ailleurs, chercher un contre-exemple consiste à identifier un cas qui remet en cause une généralisation ou qui contredit un argument. Le contre-exemple est un bon outil pour défaire une généralisation hâtive; ou pour nuancer un propos
    • Il aide à voir que l’universalité, si désirée par certains, n’est guère facile à trouver.
    • Le raisonnement de classe est l’un des plus importants de l’univers de la pensée. Nous disons souvent du raisonnement de classe qu’il correspond à l’habileté à organiser l’information.
    • Une classe est une catégorie générale dans laquelle nous insérons des éléments divers qui présentent des points communs entre eux.
    • La classification est intimement liée aux critères, en ce sens que pour classifier, nous utilisons généralement des critères.
  • Posted from Diigo. The rest of my favorite links are here.

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