L’identité côté interactions usagers/plateformes (Travailleurs du savoir, saison 3.)

J’ai refondu complètement la première partie de l’activité sur l’identité numérique autour de trois thèmes : l’identité côté interactions usager/plateforme, l’identité côté interactions humaines médiées et l’identité dans l’identité numérique. Voici la première partie

Cette première partie concerne le système d’identité, qui reprend une partie du travail fait en seconde cette année. En introduction de ce système d’identité, on va le différencier du système d’identification que connaissent les étudiants dit AAA (accounting, authentification, authorization). Le premier est donc une entrée juridique alors que le second est une entrée technique. Mais les deux visent à collecter et conserver des traces personnelles.

Ensuite, on leur demande à l’oral trois exemples à traiter à partir de trois documents d’identité : la carte vitale, la carte bancaire, un profil de réseau social. Il s’agit d’identifier pour chacun le registre, le tiers de confiance et de quelle confiance il s’agit dans chaque cas, ls documents d’identité qui peuvent en être extrait, les identifiants possibles, et enfin les droits et les devoirs associés.

Il s’agit ensuite de voir l’inscription des traces d’identification dans le système d’information. On termine par l’exercice de la CNIL, un exercice sur le graph facebook, et une visualisation des cookies grace à un addons firefox, collusion.

Deux histoires concluent cette partie, celle de la perte des données AOL de 2007 et celle de la collaboration avec la police de Blackberry lors des émeutes de Londres à l’été 2011.

On parle ensuite de la géolocalisation, à partir de deux autres histoires, une récente sur les journalistes assassinés en Syrie, peut être à cause de leur portable et une ancienne avec la volonté thaillandaise de 2007 de tracer les malades du SIDA avec une puce rfid implantée sous la peau. Une dernière possible, que je n’ai pas joué, c’est la géolocalisation du déplacement du député vert Mark Spitz. Voir l’article intéressant sur le sujet chez netdeclic.

J’aborde ensuite la question de la certification d’identité avec l’entrée par les comptes multiples et l’obligation d’avoir, à terme, un SSO (single sign on) qui sera soit contrôlé par l’usager avec openid, soit contrôlé par un Etat comme myid.is ou le site des impôts, soit par les grands opérateurs du web comme facebook ou google qui visent à imposer de l’identité certifiée par eux dans chaque action que nous ferons sur le web, et sans notre contrôle.

Je conclus par un changement du contrat initial du web2.0 avec le passage au social. On est passé d’un contrat qui prévoyait à chacun de pourvoir produire du contenu (user generated content) contre une exposition de soi bornée par sa seule communication à un contrat beaucoup plus ambigü, celui de l’efficacité des outils de production et de récréation contre l’efficacité du tracking côté plateforme.

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