Des mots « réseau » et « communauté »

Petit amusement du matin. Ces deux images qui suivent sont construites à partir d’un glossaire d’expressions dans lesquelles se trouve les mots communauté ou réseau. Elles sont faites avec le service en ligne Tagxedo. C’est un exercice demandé aux étudiants de l’université en ligne de Limoges. Et ces images s’insèrent dans un post où on leur demande de définir, à partir de ce précédent exercice ce qu’est un réseau et une communauté.

C’est le milieu de l’automne, la fête d’Halloween, moment de sociabilité et d’échanges entre adultes et enfants, un lien de renforcements des liens au niveau de la communauté que forme un quartier ou un village.

Et bientôt, ce sera l’hiver, avec ces premiers flocons qui agrégés, mis en collection, vont constituer un tapis fortement structuré. Quid d’une analogie plus efficace que la structure d’un flocon s’agrégeant facilement à d’autres pour parler de réseau.

 

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Une matinée au CDI

Jeudi matin, arrivée à 7h45, je commence à 8 heures, mais ce quart d’heure me permet de lancer la boutique, ouverture micro du bureau, des salles, tour du proprio…

Comme tous les jours depuis que nous avons commencé le concours, il faut mettre les affiches des énigmes au CDI, en salle des profs (à 200 mètres du CDI) et au bureau de la vie scolaire.

A 8 heures, rendrez-vous avec le nouveau responsable des secondes pour caler le b2i domaine 4. Cela va nous prendre une heure, entre le contenu à présenter de l’année dernière, l’historique des problèmes et conflits, et ceux à venir, le tout tournant autour de l’évaluation etc.
Entre temps, on répond aux demandes de quelques élèves.

A 9 Heures, je commence une activité prévue en première pour réaliser une anthologie. Peu après une collègue débarque avec sa classe. On lui a indiqué le matin qu’elle fait de l’AP et qu’elle doit travailler sur les CV des élèves, sur informatique. Les trois salles sont prises. On improvise.  5 élèves dans la grande salle, 4 dans une salle multimédia, 3 en salle informatique. On va y arriver !

En même temps, nous discutons avec une collègue de français sur le cours qui doit avoir lieu à 11 heures. J’en profites pour lui présenter les livres achetés dans le cadre de son enseignement d’exploration en seconde.

Elle me propose alors de retravailler sur le b2i seconde et de prendre rendez-vous. Elle me présente son idée et le cadre dans lequel elle veut évoluer. On prend rendez-vous.

A 10 heures, une collègue arrive avec sa classe de première LP pour deux heures qui concerne le projet d’année de la section. Pendant qu’elle présente le cahier des charges du projet, je discute avec une autre collègue sur l’organisation de l’heure de 11 à 12. Un gros pataquès sur la réservation des salles qui concerne également un collègue de math. Enervement !

Finalement j’attaque ma présentation auprès des élèves de LP sur le dictionnaire du CNRTL et sur wikipedia. Moment sympa, on s’écoute un peu de musique en même temps.

A 11 heure, je navigue avec une autre activité qui commence. Je passe une ou deux fois dans l’heure.

A midi, avant d’aller manger, on rediscute encore sur cet emploi du temps de 11 heures, le jeudi. Il apparait que Jeudi prochain, il y aura 5 profs avec 5 classes qui tous ont besoin de l’informatique et du CDI alors que nous avons réussi à n’avoir que trois salles. Je ne sais pas comment on va procéder ? Grosse discussion en perspective avec le patron. Enervement.

C’est bien la réforme mais où les met-on les classes et les élèves ?

A midi je vais manger en salle des profs. Un prof me demande pour l’orientation en LP.

Une prof d’anglais vient me demander si c’est vrai que ses élèves ont voulu lire l’article que l’ensemble des profs d’anglais ont donné à lire en même temps, à l’ensemble des secondes et que les élèves n’ont pas lu car car il était emprunté. !!!!

Et comment on fait alors ? Et bien on peut commencer par avertir les docs quand on donne une consigne de ce genre. Et ensuite on peut se douter qu’il va y avoir de la demande, ‘spas ! Alors on s’organise et on laisse pas au doc toute la merdouille !

Ah oui, on a aussi discuté de l’horaire de 11h à 12h00 du jeudi avec la collègue vue à 9h00 et celle vue à 11h00. J’ai l’impression de ne plus faire que de l’organisation !

Ah j’ai mangé aussi !

Et puis j’avais 5 heures l’après midi. Comment dire ?

woooooooooooooooooooooof !

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Entre l’ordre et le chaos : la représentation des réseaux et la sérendipité

Au printemps de cette année, j’ai suivi une formation à l’URFIST sur la cartographie de l’information par Franck Ghitalla de webatlas. Il a abordé notamment la représentations des réseaux par cartographie autour de deux concepts, le cluster (ou l’agrégation, l’amas, le paquet etc.) et la distance (ou le diamètre du réseau).

Dans l’histoire de la représentation cartographique, il a d’abord parlé de l’amas dans lequel chaque nouveau noeud arrive en périphérie du cluster et tend à se relier avec ses voisins. dans une représentation de ce type, les distances entre noeuds les plus éloignées vont facilement dépasser les 12 degré, ce qui ne correspond pas aux études effectuées sur le web sur de grandes masses de données où l’on s’aperçoit que la distance est au maximum de 8 degrés.

Il a ensuite parlé de la représentation par ramdomisation (par le hasard, l’aléatoire). Les relations sont structurées par le hasard. La représentation est terminée quand il y a autant de noeuds que de lien, signifiant ainsi que tous les noeuds sont reliés entre eux par au moins un lien. Dans ce modèle la distance est acceptable, le cluster moins.

— Parenthèse : en économie, si je suis Esther Duflo, la ramdomisation c’est l’étude comparée de deux populations cibles, dont une témoin et l’autre à laquelle on applique un protocole d’étude —

Et puis il y a un entre deux qui représenterait les réseaux comme des cliques reliées par quelques liens épars.

Ce modèle d’organisation serait un entre deux entre l’ordre et le chaos. Le premier modèle serait l’ordre absolu, hiérarchique et dans lequel les noeuds profonds ne communique pas entre eux, c’est ce qui explique la longue distance entre chaque noeud. Le second serait le modèle du chaos dans lequel aucune règle ne fixe l’agrégation si ce n’est la nécessité que tout soit relié par au moins un point selon l’idée que la nature a horreur du vide. La distance devient alors acceptable mais ne reflète pas la réalité des agrégats.

Enfin le modèle intermédiaire tend à rechercher les hubs et les cliques et mixent ordre et chaos. Les cliques sont alors un regroupement affinitaire (intérêt pratiques, sentiment, mots clés…) et homophile (les mêmes se regroupent). Dans les grappes, on va distinguer les hubs, c’est à dire les membres qui sont fortement liés à l’intérieur du hub.

Ce qui devient alors intéressant quand on considère ces cartes :

– c’est de regarder les frontières pour voir ce qui bornent les cliques

– c’est de repérer ceux qui, dans les cliques, ouvrent vers l’extérieur et tenter ainsi de définir les parentés, les analogies, les transversalités et qui font rentrer l’information dans le système lui évitent ainsi de devenir endogène et de se scléroser.

– et par là de remarquer ce qui naît, aux périphéries des cliques puisque c’est aux frontières qu’apparaît l’innovation,un peu comme des bulles qui se créé par agrégation de noeuds appartenant à des clusters différents et qui vont construire un nouveau cluster. C’est la logique de création des nouvelles sciences. C’est d’ailleurs probablement une des raisons qui ont conduit l’équipe de Franck Ghitalla à travailler sur les frontières des sciences dures.

Outre de laisser une trace de cette formation, l’écriture de ce billet est motivé par la trouvaille de cette image dans l’article sérendipité de knowl

C’est assez récurent chez moi cet art de trouver quelque chose qui répondent à la découverte récente d’un nouvel axe d’apprentissage, la serendipité on vous dit.

Dans cette image, on retrouve donc nos deux premiers modèles et l’auteur deKnowl de nous dire que la sérendipité réside dans le deuxième schéma, c’est à dire l’aléatoire des mises en relation.

Et si…

Et si elle se trouvait plutôt dans le niveau intermédiaire quand on sort de sa clique ? Je pense que la sérendipité est une compétence supérieure du chercheur d’information et non une simple donnée aléatoire accessible à tous comme le laisserait supposer le modèle aléatoire.

Je pense que c’est une compétence supérieure car elle demande de reconnaître et d’analyser la découverte.

Je pense qu’il ne peut y avoir de sérendipité sans reconnaissance du besoin d’information et que la sérendipité n’est finalement que la formalisation de ce besoin d’informations a posteriori. Le besoin est rendu explicite par la découverte de l’information. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas présent.

Je pense qu’il ne peut y avoir de sérendipité sans métacognition, c’est à dire sans mise à distance de pourquoi j’ai trouvée cette information par sérendipité. L’acte de trouver par sérendipité participe donc au processus métacognitif.

Est-ce que le modèle des cliques n’expliquerait pas finalement ce qu’est la sérendipité comme l’art de faire des liens vers l’extérieur de sa clique, vue comme son propre système de connaissance, ses certitudes, ses points de vue etc.

Sur la sérendipité, voir

http://knol.google.com/k/la-s%C3%A9rendipit%C3%A9#

http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9

http://www.diigo.com/user/jadlat/s%C3%A9rendipit%C3%A9

http://www.diigo.com/user/jadlat/heuristique

http://www.diigo.com/user/jadlat/hi%C3%A9rarchie

http://www.diigo.com/user/jadlat/analogique

http://www.diigo.com/user/jadlat/m%C3%A9tacognition

http://www.diigo.com/user/jadlat/%22besoin%20d%27information%22

http://fr.wikipedia.org/wiki/Besoin_d%27information

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8les_cognitifs_de_la_recherche_d%27information

Pour en savoir plus sur la visualisation de l’information, il y a ce document trouvé sur as-map

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