A propos des espaces numériques et de leurs architectures


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J’aimerais revenir sur cet article de Marcello Vitali-Rosati intitulé le numérique comme espace architectural dans lequel il met en avant l’opposition entre intérieur et extérieur qui fait écho à mes questionnements sur l’intimité d’une part et sur la notion d’espace qui est au coeur de l’expérience numérique d’autre part et notamment ce qu’il appelle des espaces d’action. C’est à partir de ces points qu’il va, par analogie, décrire l’espace numérique.

Il commence par définir un espace architectural selon 5 critères. Le fait qu’il prenne comme exemple l’appartement n’est pas anodin selon moi.

Pour lui l’espace architectural est composé de 5 éléments, la visibilité, l’auditabilité, la parcourabilité, la fonctionnalité et les valeurs.

Prendre l’appartement comme exemple n’est pas anodin car c’est un espace construit par une personne à la différence par exemple d’un jardin public ou d’une page Facebook. Va  échapper à la personne qui agence l’appartement, dans cet exemple, la construction du cube à remplir qu’on appelle l’appartement. Elle ne maîtrise pas le matériau utilisé, les modes de financement de la construction, les promoteurs du projet, ni d’ailleurs les anciens occupants qui ont laissé des traces (punaisage des murs par exemple), mais pour le reste c’est bien cette personne qui le fait, individu unique ou entité collective qui négocie cet intérieur.

Pour l’auteur, deux sens sont au coeur de cette architecture : la vue et l’ouïe. Je pense personnellement que l’espace qui m’entoure est le produit de tous mes sens. L’odeur de la cuisine du voisin impacte mon intérieur comme le toucher du mobilier quand on se lève la nuit, sans lumière. Tous nos sens concourent à construire l’architecture de notre intérieur en reproduisant, avec les outils à leur disposition, les contours de notre intérieur mental.

En ce sens, l’intérieur de l’appartement est d’abord une extériorisation de mon intérieur mental, la construction d’un espace intime dans lequel je sois en cohérence avec moi-même, et le lieu de rencontre entre l’intérieur et l’extérieur, du salon vers les toilettes. L’appartement est donc une membrane qui filtre la rencontre entre intérieur et extérieur. Et ce filtrage est culturellement normé. L’appartement est tout sauf un lieu anodin, c’est le lieu par essence du passage entre intérieur et extérieur. Cela va plus loin que les valeurs dont parle l’auteur à mon avis. Ne serait-ce pas alors plutôt des normes sociales qui définisse le rôle de chacun dans le lieu dans lequel il évolue ainsi que le degré de proximité avec l(es)’autre(s) qui se trouve(nt) avec lui.

Construire l’intérieur de l’appartement, c’est effectivement réfléchir en terme de fonctionnalité et de parcourabilité. Le regard, c’est à dire la vue instrumentalisée pour l’action crée un chemin que je suis prié d’emprunter (sinon je me cogne dans les meubles). Avec le chemin vient l’accès à l’information et donc le rangement qui se fait selon les logiques de chacun. Chez moi j’ai un tiroir dans lequel est rangé des couteaux pour faire la cuisine et un autre pour les couteaux pour le repas. Dans ce dernier pourtant il y a un couteau pour faire la cuisine. Que fait-il là ? Cela se justifie fonctionnellement mais n’est pas logique du seul point de vue logique de l’accès à l’information. Ma mémoire va compenser, mais je doute qu’un étranger comprenne pourquoi s’il se pose la question.

L’appartement est donc un espace construit par les sens d’un individu ou d’un collectif. C’est une membrane entre un intérieur et un extérieur construit selon les normes sociales de l’intimité qui est à définir en terme de fonctionnalités et d’accès à l’information/circulation de l’information. Peut-on dire que tous les espaces sont ainsi ? Probablement à partir du moment où il y a un individu qui le parcourt avec d’autres et que l’ensemble est décrit en terme de normes sociales, en terme de fonctionnalités/accès/circulation de l’information et en terme de sens qui enregistre (filtrage de la réalité) et qui restitue de l’information (action) sur l’environnement immédiat.

Et donc dans l’environnement numérique ?

Il y a un jeu des sens beaucoup plus contraint. On peut voir (lire et regarder l’écran, ce qui défile sous nos yeux), entendre (les sons joués par l’ordinateur ou l’audio du fichier qui défile) et toucher (le clavier), mais on ne peut pas sentir ni goûter (pas encore du moins mais cela viendra peut être un jour).

On peut aussi agir, dans une certaine mesure, sur l’agencement intérieur. J’ai par exemple plus de liberté dans WordPress que dans Facebook et j’ai plus de liberté dans Drupal que dans WordPress. Ce qui me permet d’agir c’est le degré d’accès au code et ma compréhension du code. Dans un monde en LAMP, j’ai aussi accès à la base de données et je peux dans une certaine mesure agir sur le cube. Avec Facebook, je n’ai pas accès à l’agencement intérieur, à peine probablement au papier peint et encore. Donc la question tourne autour de la liberté que nous avons sur la forme que nous voulons donner à notre agencement intérieur numérique.

Les fonctionnalités de ces espaces sont aussi contraint par la norme sociale. Et la forme données à ces fonctionnalités impactent la communication que nous avons. Le Chat n’est pas le SMS qui n’est pas le mail qui n’est pas le forum, qui n’est pas le wiki qui n’est pas le blog. Les fonctionnalités créent l’espace. Pas de fonctionnalités sans espace, ne serait-ce que parce que une fonctionnalité implique un usage et un lieu pour l’exercer. Je suis sur Facebook ou sur wordpress et j’y suis parce que je peux faire un certains nombres d’actions. Je peux publier, je peux échanger en synchrone, je peux poster des images, des sons, je peux définir mon identité dans ce lieu (chez moi je ne suis pas chez mon patron)…

Et bien sûr des normes sociales vont façonner notre communication. Marcello Vitali-Rosati parle très bien de ces espaces diaphanes que sont les fenêtres qui sont une membrane entre intérieur et extérieur. On ne se promène pas nu devant une fenêtre qui donne sur la rue comme on ne se met pas à nu sur une page facebook ouverte aux 4 vents. Dans ces espaces numériques se jouent aussi le passage entre intérieur et extérieur, et chaque espace a sa propre règle et son propre degré d’intimité qu’il convient d’appréhender.

Ces espaces sont enfin, et c’est un truisme de le rappeler, des espaces d’accès à et de circulation de l’information. Les chemins que le regard a tracé empruntent les méandres de l’hypertexte, du champs de la base de données (sur lequel on a peu prise). Soit c’est nous qui mettons les liens et qui maitrisons l’architecture de la page, soit nous empruntons des liens déposés par d’autres en partage, soit les plateforme impose une navigation.

Les déterminismes sont donc plus grand quand je suis sur Facebook que quand je suis chez mon hébergeur, au risque de ne plus avoir la main sur l’espace. Pour autant Marcello Vitali-Rosati postule pour une conscience critique des déterminismes de l’architecture des espaces numériques que je trouve très intéressante et qui tranche à mon sens avec la notion de jardin fermé développé par ailleurs (mais ne l’invalide pas) :

Cette conscience critique permet de connaître ce qui est déterminé dans mon action et de me concentrer sur ce qui ne l’est pas. Penser le web en tant qu’espace architectural permet de se concentrer sur la marge d’indécision – ce qui n’est pas détermié – qui rend possible la liberté d’action.

Quels sont les conséquences en terme d’éducation. Eduquer/enseigner consiste donc à promouvoir apprentissage de l’espace et du déplacement dans l’espace numérique comme dans le non-numérique. Il s’agit donc d’apprendre à se servir des sens/outils/action au premier rang desquels le regard dans l’espace. Il s’agira ensuite de travailler sur le couple fonctionnalité/outils/usages et sur le lien accès/circulation de l’information et enfin sur les normes sociales qui accompagnent le passage entre intérieur et extérieur de soi, de l’intimité à l’agir social.

Sur la question de l’espace numérique, il me alors qu’il faut redonner de la profondeur à l’apprentissage et que la notion d’espace est fondamentale pour cela. Qui/où sommes nous quand nous agissons avec un ordinateur connecté ? Nous sommes dans l’espace physique de l’ordinateur, dans un contexte de lecteur/scripteur.

Nous sommes aussi sur une page construite (2 dimensions) sur laquelle est posé, ou enchâssé, des blocs/objets potentiellement d’ailleurs, et qui s’appuie sur une base de données (profondeur).

Nous sommes dans l’interface entre ce lieu et un ailleurs difficilement identifiable, la plateforme ? Nous sommes dans des lieux de flux de communication avec d’autres agents, eux-même insérés dans leurs propres espaces.

Nous sommes enfin dans des serveurs qui sont des territoires juridiques (le lieu du serveur et le droit du serveur).

Et les agencements de ces différents espaces déterminent en grande partie notre action. Ce n’est pas la même chose de communiquer via son ordinateur de la chambre (espace le plus intime) ou du séjour, lieu de la réception (de l’autre comme de la télévision). Ce n’est pas la même chose d’être sur le rôle de Facebook ou d’utiliser l’éditeur de wordpress. Ce n’est pas la même chose selon que le lieu du serveur est en France ou aux Etats-Unis. Et ce n’est pas la même chose si je suis en client serveur ou si je suis en pair à pair. Et tout cela c’est de l’espace architecturé selon des contraintes plus ou moins forte et selon des libertés qui me sont octroyées ou que je me suis appropriées.

 

Voir aussi sur l’architecture de l’information, par exemple chez ergolab ou le mastère architecture de l’information

 

Pratiques sociales augmentées dans un réseau social numérique

Ce billet est la suite de l’essai de typologie des réseaux sociaux que j’ai publié dernièrement. Il poursuit les objectifs suivants :

  • construire et formaliser ma propre connaissance des réseaux sociaux (tacite → explicite)
  • réemployer les connaissances acquises de ma veille/apprentissage (explicite → explicite/tacite)
  • essayer de didactiser pour construire des formations sur le sujet

A la relecture, je ne suis pas sur d’être arrivé à exprimer ce que je pense mais à un moment, il faut dire stop.

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J’aimerais dans ce billet essayer de voir ce qui fonde les réseaux sociaux aujourd’hui. En premier lieu il me semble utile de considérer les réseaux sociaux à partir des pratiques sociales qu’ils permettent et de voir qu’il s’agit d’abord de pratiques qui trouvent déjà leur expression dans le monde réel.
Ce qui pose alors la question du rapport en pratiques réelles et pratiques numériques dans une articulation classique entre réel et virtuel. Mais est-ce une bonne articulation ? Et, pour paraphraser la réalité virtuelle/augmentée, ne doit-on pas parler d’une augmentation des pratiques existantes.
Reste alors à considérer ces pratiques numériques dans le contexte d’un espace-temps-relationnel numérique.

Numériser des pratiques sociales ?

Un des premiers aspects à mettre en avant dans l’essor des réseaux sociaux numérique tient pour une part dans la numérisation de certaines pratiques existantes dans le monde réel. La plus évidente, dans le domaine professionnel est celle du réseautage ou networking avec Linkedin ou Viadeo.

Autre exemple de pratique numérisée, la simple rencontre que propose  des sites  comme Meetic. Il s’agit dans ces deux cas de transposer des pratiques existantes dans le réel avec comme ambition, l’un comme l’autre, de transformer le lien virtuel en un lien réel  : passer d’une relation numérique vers une relation incarnée et palpable (relations amicales, sexuelles, professionnelles,  etc.).

Quand Voisineo veut se faire parler les voisins entre eux, il met alors le numérique comme le moyen le plus efficace de la rencontre. Le postulat de départ est de dire que les gens ne se parlent plus. Ces réseaux sont alors la meilleure manière  pour renouer le dialogue.

Une autre pratique qui existe en réel depuis la nuit des temps, la vie adolescente qui se retrouve sur la cour de récréation, dans la rue, au téléphone et qui est un être ensemble et se construire ensemble se trouve aujourd’hui sur internet, d’abord avec les skyblogs, puis msn puis aujourd’hui facebook. Ce faisant, les pratiques en réel ne sont pas toujours les mêmes que celles qui naissent sur les réseaux, par exemple le langage inventé pour ces réseaux n’est pas celui que les ados usent sur la cour de récréation, en partie aussi parce que la cour de récréation est parcouru par les adultes.

Les pratiques commerciales sont aussi transformées par les réseaux sociaux ainsi que celles liés aux managements d’équipe, de projet, des connaissances etc.

Cette numérisation n’est donc pas un simple décalque. Par  la formalisation des liens implicites, elle permet d’enrichir ces pratiques en travaillant en amont et en aval de la relation.  Par exemple la visibilité donnée à ces liens permet de voir qui connaît qui et donc de pouvoir savoir exactement ce que l’autre peut apporter. C’est aussi en amont la possibilité de tester la relation avant la rencontre et le « et plus si affinité ».  C’est aussi la possibilité d’augmenter la présence en dehors des espaces traditionnels. La numérisation a donc un impact direct sur la pratique.

Ces exemples du passage de pratiques sociales existantes vers des pratiques en ligne indiquent que se qui est fait sur les réseaux sociaux n’est pas tout à fait ce qui est fait en réel d’une part et d’autre part postule que ce qui “est fait sur les réseaux sociaux a un impact dans le réel, au moins par l’approfondissement ou l’enrichissement des relations. Il y a une transformation du réel.

La transformation du réel : l’espace

Les pratiques sociales trouvent à s’exercer dans des lieux définis, la rue, le café, le club, la cour de récréation etc. On retrouve donc sur les réseaux sociaux numériques cette notion de lieu d’expression. On le voit bien avec Facebook, cette plateforme agit comme la cour de récréation pour les adolescents.   Les plateformes sociales fonctionneent alors comme les lieux clos dont on vient de parler. Elles en sont même parfois la métaphore exacte : chambre virtuelle, machine à café…

On peut le voir également dans des réseaux sociaux plus spécifiques comme Les réseaux sociaux politiques qu’essayent de mettre en place les grands partis : par exemple  les créateurs de possible de l’ump ou La coopol rattaché au PS. Ils proposent un espace où les militants  peuvent se regrouper, échanger des informations et y trouver de la documentation, mais aussi pour les sympathisants, un endroit pour prendre contact.  En ce sens, cet espace va plus loin que la cellule locale du parti à la devanture bien souvent peut engageante et peut fonctionner comme un produit d’appel à destination de nouveaux militants.

Si ces plateformes peuvent permettre de développer des relations à l’échelle nationale ou mondiale, elles renforcent surtout au niveau local, les réseaux existants en proposant des lieux qui permettent d’essaimer l’information plus rapidement et plus efficacement.  Il vise donc, à travers cet espace virtuel à agir sur l’espace réel.

Viadéo avec la création de communautés locales comme Rennes ou Laval veut donc, dans son domaine de compétences, passer du national au local avec comme objectif de développer et renforcer les liens existants, à ce niveau de développement avec l’objectif de mailler finement le territoire.

Les réseaux numériques visent alors à  renforcer le réel et non être un à côté de. Ce qui est important, c’est le réseau. Un territoire est donc d’abord un tissu de réseaux qui s’entrecroisent. Les réseaux numériques visent donc à augmenter la réalité.

Espace ou action sur l’espace, ces réseaux sociaux sont avant tout des territoires bornés par la limite de la plate-forme pour une part mais surtout par le graphe de chacun, le cercle de ses connaissances et de celles que l’on peut faire. Le réseau de mes amis est mon réseau. C’est un territoire, constitués de profils et de relations entre ces profils.

La transformation du réel : le temps

Si les réseaux sociaux s’inscrivent dans des espaces numériques, ils sont marqué par le temps de la relation. Le temps, c’est d’abord le moment que l’on passe ensemble et qu’on veut poursuivre encore. C’est une mémoire, une trace que l’on cherche alors à retenir et à faire revivre à volonté.  C’est par exemple celui des vacances abordées avec copainsdevacances dans le but de prolonger ce moment. «  C’est la réunion diapo, super 8 de nos enfances. »

Le temps, c’est aussi celui de la vie quotidienne. Le temps Facebook des ado, le soir. Le temps, c’est aussi celui des âges avec beboomer entre autre. Le temps, c’est le temps passé sur Internet don on apprend que 22% est consacrés aux Réseaux sociaux. Le temps est une donnée incompressible des réseaux sociaux…

Le temps, c’est enfin depuis Twitter, le temps réel. C’est la logique ultime de l’actualité, de l’information  in real time. Être toujours connecté et savoir, de suite ce que les membres de son réseau font. Foursquare et sa géolocalisation, où il convient de dire et de savoir où est son réseau au moment où la question se pose. C’est aussi des expériences de documentation de soi où chacun de nos actes seraient consignés automatiquement. La réalité rejoignant la fiction, d’une vie se déroulant sur un double continuum réel et virtuel.

Espaces temps relationnels

Ces réseaux sociaux numériques dialoguent avec la réalité physique. Ils touchent et renforcent des espaces temps relationnels existant. Ils sont eux même partie intégrante de ces espaces-temps-relationnels. C’est à dire qu’ils touchent à des relations qui s’expriment de manière réelle ou virtuelle dans des espaces physiques ou numériques délimités et dans des temps donnés :  l’école comme mémoire (copainsdavant),  les interactions amicales renforcées d’un après l’école / pendant l’école / sur la cour de récréation (Facebook), les voisinages (voisineo), le professionnel (linkedin), étudiants ( Reseau campus)...

D’autres espaces temps sont susceptibles d’être transformés comme l’école côté enseignant, côté enseignement et côté institutionnel, les associations, lesquelles disent souffrir du manque d’engagement et de renouvellement des gouvernances,  l’entreprise…

Ce dialogue entre les deux dimensions réel et virtuel, vise à agir sur le réel  pour le transformer. Ici se pose alors  un problème : celui de la mise sur le même plan de réel et de virtuel pour transformer le seul réel.

Réel vs virtuel

On oppose souvent les termes réel et virtuel, comme s’ils étaient antinomiques. Ce qui laisse alors songeur quand on parle de réalité virtuelle. Les professionnels de ce secteur ne s’y trompe pas quand il préfèrent le terme de réalité augmentée.

J’ai toujours en tête cette phrase de Jacques Tissot, à laquelle je renvoie souvent qui dit de manière approximative que ce qui est important dans la réalité virtuelle, c’est la réalité !

Le terme de réel est-il alors bien choisi pour l’opposer à virtuel dans le cas des relations sociales qui existent dans les réseaux ? Ne faudrait-il plutôt pas introduire un élément absent du virtuel : le corps. Est-ce que ce n’est pas charnel ou corporel (sans connotations sexuelles) qui s’oppose à virtuel ici  ?

Nous aurions alors des réseaux charnels et des réseaux virtuels ; des pratiques sociales charnelles et des pratiques sociales virtuelles. Ces dernières visant alors à augmenter les pratiques sociales existantes vu comme un tout homogène ?

Reste alors à caractériser en quoi ces espaces-temps-relationnels sont augmentés ?