Lorsque vous choisissez de ne plus parler à un membre de votre famille, il y a le plus souvent des raisons à ce choix. Ce n’est ni simple ni une décision prise à la légère ou de manière impulsive, du jour au lendemain. La rupture des relations avec un parent répond souvent à certaines frictions, à des désaccords chroniques, à des blessures non cicatrisées et au refus d’une partie de faire un changement, une amélioration. Les experts en dynamique familiale affirment qu’arrêter de parler à un membre de la famille répond à l’une des réalités les plus douloureuses que puisse connaître l’être humain. La souffrance, cependant, ne vient pas toujours de la décision de fixer une limite. Parfois, cette façon de faire peut conduire à une amélioration. Le véritable malaise se concentre sur toutes les expériences passées, celles-là mêmes qui motivent ce choix difficile. D’autre part, il y a aussi un autre fait incontestable qui doit être analysé. La société projette un jugement très sévère sur ceux qui décident de s’éloigner de leur famille. Presque immédiatement, des étiquettes stéréotypées apparaissent, comme celles d'”enfant déformé”, de “neveu ingrat”, de “pauvre sœur”. Il n’y a jamais de place pour le doute ou l’empathie à partir desquels on pourrait commencer à atteindre un dialogue possible et positif. De la même manière, il est important de souligner que de nombreuses personnes, bien qu’elles aient essayé de créer les conditions d’un compromis, continuent à se sentir mal. Ils ont donc besoin d’un soutien psychologique pour gérer et dénouer l’écheveau d’un passé qui continue à faire mal. Celui-là même dont la trace se poursuit, sans s’effacer, et même prend du poids au fil des jours.

Cesser de parler à un membre de la famille est une décision douloureuse

Les gens cessent de parler à un parent lorsqu’ils ont le sentiment d’avoir atteint la limite. Lorsque les divergences créent des murs, lorsque des émotions négatives émergent dans presque toutes les situations, circonstances et mots. Toutefois, et bien que cette décision marque un avant et un après, la divergence se produit déjà depuis un certain temps. La reconnaissance de ce fait sera très utile. Nous insistons une fois de plus sur le fait que ce n’est pas une décision facile et que personne ne la prend habituellement à la légère. À tel point qu’il existe aujourd’hui encore des organisations qui s’efforcent d’apporter un soutien aux personnes qui ont pris leurs distances par rapport à leur famille. Il importe peu que, parfois, il y ait une justification claire telle que la violence psychologique ou physique. Tous les gens ne respectent pas ces décisions ou ne sont pas sensibles à la réalité de ceux qui sont considérés comme une sorte de traître à la famille.

S’éloigner de la famille : une douleur émotionnelle très complexe

L’espacement des familles s’inscrit, selon les données, dans un large champ générationnel. Il est généralement âgé de 18 à 60 ans. Certaines personnes attendent d’être majeures pour faire le grand pas. D’autres, en revanche, prennent plus de temps, du moins jusqu’à ce qu’ils se sentent vraiment prêts à cesser de parler à un membre de leur famille. Parfois, ce retard dans le choix est le résultat de la peur, d’autres fois de l’indécision. Mais la cause qui fait que la plupart des gens tendent à l’acceptation et au silence est la pression sociale. Celui-là même qui nous apprend dès le plus jeune âge que quitter la famille est inapproprié, presque sacrilège. Et pourtant, les statistiques continuent d’augmenter. Les experts en psychologie familiale, comme un Dr soulignent que ce fait est habituel, une “réalité silencieuse” qui nécessite sans aucun doute plus d’étude, de soutien et de sensibilité. Lorsque vous décidez de ne plus parler à un membre de votre famille, vous ressentez de nombreux types de douleurs qui ne sont pas toujours discutées ou traitées : Il y a toutes les souffrances que nous avons connues dans le passé, quand nous ne savions pas comment nous comporter. Un autre sentiment que beaucoup de gens éprouvent sur leur peau est, bien sûr, la honte. La honte de révéler au monde que l’on n’appartient pas à “une bonne famille” ou à une “famille normale”. Les critiques viendront d’autres parents, mais aussi de personnes qui vivent dans notre environnement. Il n’y aura toujours qu’un seul coupable : celui qui a choisi, qui a eu le courage d’en dire assez. Le poids de la stigmatisation sociale, voire de l’isolement, affectera désormais la vie d’une personne.

Peut-on cesser de parler à un membre de la famille ?

Cesser de parler à un membre de la famille n’est pas une décision prise à la légère. Il ne s’agit pas d’un caprice, d’une réaction d’un adolescent ou du résultat d’un malentendu aléatoire. Dans la plupart des cas, ce qui apparaît est la dernière couche d’un problème qui a été alimenté lentement et avec des causes très différentes : abus, autoritarisme, mépris, manque de soutien, invisibilité, manque d’affection. De toute évidence, chaque personne vit la réalité qu’elle a créée et à laquelle elle croit d’une manière différente. Certaines personnes refusent d’accepter ou de reconnaître la violence, d’autres la voient dans chaque geste ou parole. Cependant, et quoi qu’il en soit, il y a un conflit non résolu à la racine. L’idéal, dans ces cas, est de l’affronter, de le mettre en lumière, de donner aux gens la possibilité de favoriser des changements dans lesquels chaque membre est un participant actif et collabore. Si cela ne se produit pas, s’il n’y a pas de volonté de dialogue et que la douleur est très forte, la distance est la seule réponse correcte. Parfois, lorsque vous cessez de parler à un membre de la famille, le problème ne s’arrête pas. Dans certains cas, il y a encore beaucoup de détails à régler, beaucoup de blessures qui causent de l’inconfort et qui doivent être traitées. Dans ces situations, une thérapie psychologique sera toujours utile. Pensez-y.

La culpabilité, à quoi sert-elle ?

Selon un psychologue social, la culpabilité est une expérience émotionnelle désagréable, caractérisée par un sentiment de tension, d’anxiété et d’agitation. Mais, bien avant de constituer une manifestation inadaptée, elle est un signe de bonne santé psychologique.

– Sentiment de culpabilité : définition et utilité

La culpabilité, bien que généralement douloureuse, possède aussi un bon côté, puisqu’elle sert de signal vous indiquant avoir mal agi. Vous pensez avoir franchi des limites, qui correspondent à votre liste de valeurs ou vos principes moraux. Le fait est que la culpabilité a un rôle utile car elle sert de garde-fou qui vous aiderait à rester dans le droit chemin : vous prenez en compte les sentiments des autres et ajustez alors votre attitude vis-à-vis d’eux. Elle agit comme un moyen de raviver votre conscience pour faire la part des choses entre le bien et le mal. Vous maîtrisez vos émotions, vous n’explosez pas mais adaptez votre comportement et votre réaction aux circonstances.

Un sentiment de culpabilité contre productif

Bien souvent, le sentiment de culpabilité provoque plutôt de l’angoisse qui n’est pas toujours utile ni constructive. Vous ruminez, vous ressassez, vous perdez vos moyens. Et, plutôt que d’agir, vous vous rabaissez jusqu’à perdre complètement confiance en soi  et au final ne pas sortir grandi, mais aigri voire abattu. Le fait de vous sentir coupable n’est pas toujours justifié. Difficile de faire la part des sentiments et de comprendre pourquoi vous agissez comme cela. Parfois, en essayant de ménager une personne, vous en affectez une autre.

Se sentir coupable : un sentiment toxique

La culpabilité peut remonter à bien longtemps et s’être accentuée au fil du temps et des circonstances de la vie. Elle devient alors toxique et ruine parfois l’existence : si, enfant, vous avez été bridé par votre père ou votre mère ou poussé vers la perfection, si un proche éprouve de la jalousie, vous pouvez passer votre vie à culpabiliser pour tout et rien, sans parvenir à vous détacher de ce sentiment qui peut vraiment être destructeur. La culpabilité peut parfois être imaginaire : les sois fort, sois la meilleure, dépêche-toi entendus dans votre enfance vont vous amener à mal vivre certaines situations où vous ne serez pas au top. À culpabiliser par rapport à la pression familiale ou sociale qui vous a longtemps été imposée. Alors, comment se débarrasser de la culpabilité et du sentiment qui l’accompagne ? Comment vous alléger de cette pression supplémentaire que vous vous infligez parfois injustement ? 

Arrêter de se sentir coupable et apprécier la vie sans se prendre la tête

Voici des conseils simples et efficaces pour pouvoir vous libérer de la culpabilité qui vous ronge.

– La prise de conscience du sentiment de culpabilité

C’est la toute première étape cruciale pour dépasser cette toxicité : le fait de prendre conscience de ce sentiment de culpabilité est un moyen de commencer à le reconnaître et d’apprendre à l’accepter. Ici, l’important est de travailler sur le lâcher-prise : prenez conscience qu’il y a des émotions qui vous boostent et d’autres qui vous paralysent. Pour faire changer les choses et vous défaire de ce sentiment négatif, il faut prendre le temps de l’analyse, pour faire le point, puis de l’action.

 – Analyser les circonstances

Une fois passée la prise de conscience, analysez les choses pour savoir d’où vous vient ce sentiment de culpabilité. Pour cela, vous allez devoir faire une introspection. Remontez dans le temps, à votre enfance notamment, pour comprendre pourquoi vous culpabilisez par rapport à une situation donnée. Essayez aussi de comprendre qui sont les personnes dans votre entourage qui vous amènent à la ressentir : s’agit-il de relations toxiques pour vous ? les identifier clairement vous aidera à aller de l’avant !

– Brouillez les pistes

Pour vous libérer de la culpabilité, vous allez vous défaire de la programmation mentale et des croyances limitantes qui ont créé ce sentiment. Pour ne plus vous sentir coupable, voici la recette qu’on vous propose : dès que la culpabilité apparaîtra, cassez-la et brouillez ce sentiment jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement. Cela vous dit d’essayer ?

Par exemple, pour vous éloigner d’un individu toxique qui vous fait culpabiliser, voici comment faire :

1- Analysez en détail la situation qui vous fait culpabiliser : observez-la tranquillement, et tournez autour d’elle pour en comprendre toutes les facettes.

2- Remontez jusqu’à l’origine de ce sentiment de culpabilité : analysez et rajoutez une pincée d’humour, de désinvolture ou d’exagération pour vous en détacher. Cette nouvelle façon de revoir l’histoire la rendra plus agréable et moins angoissante.

3- Refaites plusieurs fois ce même exercice pour réussir à modifier puis supprimer complètement vos sentiments coupables.

 Boostez le nouveau sentiment positif

En mettant la culpabilité au placard, vous allez créer du vide. Or, comme vous le savez surement, la nature a justement horreur du vide. La solution ? Remplacer ce sentiment de culpabilité par de nouvelles belles émotions et de jolis sentiments : joie, amour, liberté faites vos jeux. Il s’agit ici d’adopter une pensée positive au quotidien, pour la laisser vous remplir complètement.

Travaillez le conditionnement

Reproduisez cet exercice régulièrement en lui donnant de l’intensité et en boostant le degré d’émotion positive. Au fil du temps, cela doit devenir une habitude, voire un automatisme. Et surtout, récompensez-vous avec un petit plaisir à chacune de vos réussites. C’est un des secrets du conditionnement positif qui vous permettra de mettre fin à la culpabilité que vous aviez l’habitude de porter en vous.

 Testez-vous

Maintenant repensez à la situation qui créait en vous de la culpabilité et écoutez vos émotions : elle ne doit alors plus éveiller de sentiment coupable en vous. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez recommencer l’exercice pour, de nouveau, brouiller les pistes, booster le nouveau sentiment positif et travailler encore le conditionnement.

Prendre soin de soi : dites stop à la culpabilité

Il existe un dernier point important à souligner en ce qui concerne la culpabilité. Bien souvent, les personnes ne prennent pas de temps pour elles. Prendre soin de soi peut parfois être mal vu, et susciter un sentiment de culpabilité important, notamment si vous avez des enfants ou des personnes qui comptent sur vous. Pourtant, vous devez comprendre que prendre soin de vous-même, c’est aussi prendre soin des autres. Parce que si vous vous sentez bien, heureux. Alors vous êtes dans de meilleures dispositions. En revanche, si vous n’allez pas bien, alors très rapidement vous n’aurez plus la force ni la volonté de vous occuper d’eux. Être indulgent avec soi-même est déjà un bon moyen de réduire ce sentiment qu’est la culpabilité : développer la connaissance de soi, faire des exercices pour s’aimer soi-même est important pour vous nourrir et lutter contre les émotions négatives.