D’après une étude récente réalisée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), près de trois Français sur quatre réalisent des travaux dans leur logement afin d’en améliorer le confort thermique. Ils espèrent mieux vivre à l’intérieur tout en réduisant le montant des factures énergétiques. C’est également votre cas ? Lisez alors le texte ci-dessous pour en savoir davantage à propos de la notion de confort thermique.

1. Qu’est-ce que le confort thermique ?

Vous auriez tort de penser que ce terme n’est qu’un synonyme de plus pour évoquer la température à l’intérieur. Cette notion est en effet bien plus complexe que cela. Le confort thermique dépend en réalité de plusieurs paramètres dont la qualité de l’air, le taux d’humidité ambiante ou encore la quantité d’air circulant. L’idée consiste alors à trouver le meilleur équilibre possible entre ces éléments afin d’améliorer le confort ressenti par les occupants du logement. Atteindre un confort thermique optimal n’est pas une utopie. Cela ne demandera pas non plus de dépenser des sommes folles pour réaliser des travaux (isolation thermique, amélioration de la performance énergétique, étanchéité, etc.). Il vous faudra rechercher en priorité les actions les plus efficaces. Vous partirez par exemple à la recherche des isolants les plus inadaptés ou les plus vétustes afin de les remplacer par des matériaux plus durables et plus performants.

2. Comment l’améliorer ?

Vous disposez de trois leviers pour agir. Commencez par analyser le pouvoir isolant du logement. Quel serait en effet l’intérêt d’installer un nouveau système de chauffage si l’isolation reste défaillante ? Inspectez tout d’abord la toiture (responsable de près de 40 % des déperditions de chaleur) puis vérifiez l’isolation du plancher-bas avant de terminer avec l’analyse des murs. En cas d’anomalie, procédez au remplacement de l’isolant actuel. Vous pouvez également faire appel aux services d’un professionnel spécialisé si vous le souhaitez. Concentrez ensuite vos efforts sur la ventilation interne du logement. Enfin, vérifiez le bon fonctionnement de votre système de chauffage actuel. Si celui-ci est suffisamment moderne, vous pouvez également ajouter des dispositifs de contrôle à distance (via un smartphone ou une tablette).

S’il venait à donner des signes de fatigue évidents, remplacez-le sans plus attendre pour faire, dès à présent, des économies. Pour financer ces travaux d’importance, vérifiez votre éligibilité aux nombreuses aides mises en place par l’État afin d’encourager la rénovation énergétique des logements les plus anciens.

3. L’inconfort est possible été comme hiver !

Vous auriez une nouvelle fois tort de penser que l’inconfort thermique ne survient qu’à la saison froide ! Vos travaux doivent également vous permettre d’avoir des températures agréables à l’intérieur lorsque la canicule sera présente à l’extérieur. Sans isolants de qualité, aucun logement ne pourra vous offrir un tel confort. Ils pourront avoir été mal choisis lors de la construction de l’habitation ou tout simplement avoir beaucoup vieillis. Quelle que soit la cause de leur absence de protection thermique, vous n’aurez pas d’autre choix que de les remplacer.

4. Ne pas concentrer vos efforts uniquement sur les ouvertures

Il n’est pas rare que le premier réflexe pour retrouver un certain confort thermique à l’intérieur soit de penser aux ouvertures et plus particulièrement aux fenêtres. Ces personnes ont peut-être été influencées par les nombreuses compagnes publicitaires qui plaident pour l’installation de nouvelles fenêtres. Pourtant, ce n’est sans doute pas la chose à faire en priorité ! Tous les spécialistes de l’isolation s’accordent à penser que les ouvertures ne sont pas responsables des pertes de chaleur les plus importantes. Vous avez découvert dans un précédent paragraphe que la majorité des déperditions s’effectuait par le toit du logement (environ 40 %). À titre de comparaison, les déperditions par les fenêtres sont comprises entre 10 et 15 % du total. Vous comprenez dès lors mieux pourquoi les ouvertures ne sont pas une priorité parmi la liste des choses à remplacer !

5. N’oubliez pas de ventiler le logement !

Vous commettriez une terrible erreur si vous vous entêtiez à ne pas renouveler l’air de votre habitation. Vous n’ignorez pas en effet que chaque activité, et même chaque respiration, provoquent la formation d’un nuage de vapeur d’eau dans l’air ambiant. Si l’aération est absente ou insuffisante, les pièces risquent de devenir rapidement très humides. L’air ambiant ne sera plus aussi sain qu’auparavant et des indésirables (dont les bactéries et les moisissures) risquent de venir prendre possession des lieux. Ces derniers impacteront nécessairement votre santé et celle des autres occupants de l’habitation à plus ou moins long terme.