Il y a des situations dans la vie que tôt ou tard nous sommes tous “forcés” de vivre. Illusions avec les amis, douleurs du premier amour, infidélité, mensonges, perte d’emploi. Toutes ces circonstances, qui sont potentiellement négatives, peuvent avoir un effet positif si nous apprenons à en tirer les bonnes leçons, de sorte que nous soyons prêts et disposés à les revivre. Cependant, de nombreuses personnes ne peuvent pas sortir du tunnel. Êtes-vous dans cette situation ? Dans cet article, nous vous donnons quelques conseils simples qui peuvent vous aider à surmonter les moments émotionnellement négatifs que vous vivez dans votre vie.

L’apitoiement sur soi-même ne mène nulle part.

Imaginez un instant que vous soyez loin de votre partenaire ou que vous perdiez votre emploi. Au début, il est normal de blâmer l’autre pour se sentir mieux. Cependant, il est clair qu’il ne sert à rien de se plaindre de ce qui s’est passé ou même de jouer le rôle de victime tout le temps. L’autocritique peut être d’une grande aide dans ces moments-là, en comprenant ce que vous avez fait de mal pour compenser vos erreurs et ne pas les répéter à l’avenir.  Vous pourrez ainsi avoir une vision complète de votre problème et il sera plus facile de le surmonter ou de trouver une solution aussi rapidement et sans douleur que possible.

Êtes-vous ouvert au changement ?

Il y a des gens qui ont une certaine prédilection pour le passé plutôt que pour le présent ou l’avenir. En général, ils deviennent des personnes qui aspirent ardemment et avec une certaine fréquence aux temps passés. Et souvent, avec le passé, ils veulent aussi des choses superficielles qui, avec le simple passage du temps, sont condamnées à disparaître. Mais que se passe-t-il lorsque ces choses ont disparu ? Que les moments de tristesse sont plus fréquents que les moments de bonheur. En fin de compte, le changement est quelque chose qui est présent dans toutes nos vies et si nous apprenons à nous adapter, peut-être nous sentirons-nous plus forts, tant physiquement qu’émotionnellement. La pensée bouddhiste approfondit le concept de changement et en fait l’une de ses “quatre nobles vérités absolues”. Le bouddhisme affirme que pour être heureux, il ne faut pas être esclave de “l’attachement”. C’est-à-dire que nous ne pouvons pas toujours passer à côté de ces sentiments ou expériences qui nous ont rendus heureux dans le passé. Si nous pouvons simplement nous souvenir des moments du passé comme d’une étape achevée de notre vie, il sera beaucoup plus facile d’être heureux et d’ouvrir de nouvelles portes à de meilleures expériences.

Théorie de l’attachement

La théorie de l’attachement est un champ de la psychologie qui traite d’un aspect spécifique des relations entre êtres humains. Son principe de base est qu’un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de façon cohérente et continue. C’est dans ce sens qu’on peut dire que l’attachement est primordial pour l’évolution psychologique de l’enfant.

Au sens de la théorie de l’attachement, le comportement infantile associé à l’attachement est essentiellement la recherche de proximité avec une figure d’attachement lors de la survenue de situations de stress. Les enfants en bas âge s’attachent aux adultes qui se montrent sensibles et attentionnés aux interactions sociales avec eux, et qui gardent leur statut de caregiver d’une façon stable au moins plusieurs mois durant la période qui va de l’âge de six mois environ jusqu’à deux ans. Vers la fin de cette période, les enfants commencent à utiliser les figures d’attachement (c’est-à-dire l’entourage familier) comme base de sécurité à partir de laquelle ils vont explorer le monde, et vers qui ils savent qu’ils peuvent retourner. Les réponses de l’entourage au comportement de l’enfant guident le développement de schèmes d’attachement (des modèles opérationnels de l’environnement et de l’organisme construits et élaborés par l’enfant) ; ceux-ci seront à leur tour la base de la mise en place des modèles internes opérants qui régiront les sentiments, pensées et attentes des individus par rapport à leurs relations, et ce dès l’enfance. L’angoisse de séparation ou la douleur qui suivent la perte d’une figure d’attachement est considérée, de la part d’un jeune enfant, comme une réponse normale et adaptative. D’un point de vue évolutionniste, cet ensemble de comportements est peut-être apparu du fait qu’il accroît la probabilité de survie d’un enfant.

Les recherches de la psychologue du développement ont donné un socle aux concepts de base, en introduisant la notion de base de sécurité et en développant la théorie de l’existence de schèmes d’attachement dans la petite enfance : attachement sécurisé, attachement anxieux et attachement évitant ; un quatrième schème, l’attachement désorganisé, a été identifié plus tard. Au cours des années 1980, la théorie est étendue aux relations d’attachement entre adultes. D’autres types d’interactions peuvent être interprétées comme des situations particulières du comportement d’attachement : ceci inclut les relations entre pairs quel que soit l’âge, l’attraction sentimentale et sexuelle et les relations de soins envers les jeunes enfants ou les personnes malades ou âgées.

Attachement

Au sens de la théorie de l’attachement, l’attachement est un lien affectif entre un individu et une figure d’attachement (en général un caregiver, une personne qui prend soin). Un tel lien peut être réciproque entre deux adultes, ou s’établir entre un enfant et la personne qui en prend soin ; dans ce dernier cas, le lien est basé sur les besoins de l’enfant en matière de sécurité, de protection et de soins, en particulier dans la petite enfance et l’enfance. La théorie propose que les enfants s’attachent instinctivement aux caregivers, favorisant ainsi leur survie ; ainsi, le résultat biologique est un accroissement des probabilités de survie de l’enfant, et le résultat psychologique, un sentiment de sécurité. La théorie de l’attachement n’est pas une description exhaustive des relations humaines, elle n’est pas non plus synonyme d’amour et d’affection, bien que ces sentiments peuvent indiquer l’existence de liens entre deux personnes. Dans les relations d’enfant à adulte, le lien de l’enfant est appelé « l’attachement » et l’équivalent réciproque du caregiver est appelé le “caregiving”.

Les jeunes enfants forment des attachements avec toute personne prenant soin d’eux de façon cohérente et répondant à leur demande d’interactions sociales. La qualité de cet engagement relationnel est plus importante que la quantité de temps passé. La mère biologique est habituellement la principale figure d’attachement, mais ce rôle peut être tenu par toute personne qui adopte un comportement « maternel » cohérent et constant sur une certaine période de temps. Dans la théorie de l’attachement, cela se traduit par un ensemble de comportements qui associent l’engagement dans une interaction sociale vivante avec l’enfant et une réponse volontaire à ses signaux et approches Rien dans la théorie ne suggère que les pères ou de tierces personnes ne sont pas également susceptibles de devenir la principale figure d’attachement s’ils procurent la plus grande partie des soins et des interactions sociales de l’enfant.

Certains jeunes enfants dirigent le comportement d’attachement (la recherche de proximité) envers plus d’une figure d’attachement aussitôt qu’ils commencent à discriminer les différentes personnes qui prennent soin de lui ; la plupart cependant en deviennent capable au cours de leur seconde année. Ces figures d’attachement sont hiérarchisées, avec la figure d’attachement principale en haut de la hiérarchie. L’effet du système comportemental d’attachement est de maintenir un lien avec une figure d’attachement disponible.

“Alarme” est le terme désignant l’activation du système comportemental d’attachement causé par la peur ou le danger, alors que l’« anxiété » est l’anticipation de la peur ou de la séparation d’avec la figure d’attachement ; si la figure d’attachement est indisponible ou ne répond plus, une détresse apparaît chez l’enfant. Chez les jeunes enfants, la séparation physique peut ainsi provoquer anxiété et colère, puis détresse et désespoir. Vers l’âge de trois ou quatre ans, la séparation physique n’est plus vécue comme une menace pour le lien de l’enfant avec la figure d’attachement. Les menaces pour la sécurité affective de l’enfant plus âgé et de l’adulte surviennent en cas d’absence prolongée, de rupture de communication, d’indisponibilité émotionnelle, ou de signe de rejet ou d’abandon.

Comportements

Des schèmes d’attachement insécurisés peuvent compromettre l’exploration de l’environnement et la mise en place de la confiance en soi. Un bébé sécurisé dans ses schèmes d’attachement est libre de se concentrer sur son environnement. Le système comportemental d’attachement permet le maintien ou la mise en place d’une proximité étroite avec la figure d’attachement. Les comportements de pré-attachement surviennent dans les six premiers mois de vie. Durant la première phase (les huit premières semaines), les jeunes enfants sourient, babillent et pleurent pour attirer l’attention des caregivers. Bien qu’ils apprennent à cet âge à distinguer les différentes personnes qui prennent soin d’eux, leurs comportements sont dirigés envers toute personne de l’entourage.

Pendant la seconde phase (de deux à six mois), le jeune enfant distingue de mieux en mieux les adultes familiers des non familiers, devenant plus particulièrement attentifs à ceux qui prennent soin d’eux ; l’orientation visuelle et l’agrippement aux personnes sont ainsi ajoutés au rang des comportements.

Des attachements plus actifs se développent lors de la troisième phase, de six mois à deux ans environ ; le comportement de l’enfant envers les personnes qui prennent soin de lui commence à s’organiser en fonction d’objectifs basés sur les conditions qui le font se sentir sécure (c’est-à-dire en sécurité). Vers la fin de la première année, l’enfant est capable d’exprimer une gamme de comportements d’attachement destinés à maintenir la proximité. Ceci se manifeste par des protestations lors du départ du caregiver, par des signes de joie lors de son retour, des comportements de cramponnement lorsqu’il a froid, et de suivi dès qu’il en est capable. Avec le développement de la locomotion, l’enfant commence à utiliser le ou les caregivers comme base de sécurité à partir de laquelle il peut explorer son environnement. L’exploration par l’enfant est facilitée par la présence du caregiver car son système d’attachement ne lui procure alors aucun stress et il est donc libre d’explorer. Si le caregiver est inaccessible ou ne répond pas, le comportement d’attachement est plus fortement exprimé. Anxiété, peur, maladie et fatigue causeront également un renforcement des comportements d’attachement.

Après la seconde année, alors que l’enfant commence à percevoir le caregiver comme une personne indépendante, un partenariat plus complexe et basé sur des objectifs différents se met en place ; l’enfant commence à prendre en compte les objectifs et les sentiments des autres, et à agir en fonction de cela. Par exemple, tandis que les bébés pleurent parce qu’ils ont mal, les enfants de deux ans pleurent pour faire venir leur caregiver, et si cela ne fonctionne pas, pleurent plus fort, crient ou le suivent.