La confiance est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire aux gens. Comme le titre l’indique clairement, c’est quelque chose que nous gagnons à petites doses et une fois trahi, il est souvent irrécupérable. Il est également curieux qu’à mesure que les gens grandissent, cette réalité soit de plus en plus marquée. L’expérience nous amène souvent à être prudents dans l’octroi de la confiance : elle a été trahie si souvent que nous avons tendance à la garder pour nous. Ainsi, la vie nous transforme en des personnes plus amicales, mais aussi plus désabusées. Faire confiance à quelqu’un ne signifie pas que nous pensons que cette personne vaut moins que nous, et ce n’est pas non plus un manque de respect. La confiance consiste à se donner aux autres, avec l’équilibre que nous pourrions perdre si cette personne nous fait du tort. Le respect est lié à l’appréciation et à la capacité de l’autre personne à s’identifier à nous. Il s’agit donc de deux valeurs distinctes, même s’il est vrai que dans certains cas, la ligne qui les sépare est très mince. Il y a des gens qui perçoivent le manque de confiance des autres comme une insulte. Surtout lorsqu’il s’agit de personnes qui donnent leur confiance très rapidement et espèrent être traitées de la même manière.

L’importance de la confiance

On pourrait croire que nos ancêtres vivaient en tribus et chassaient en groupe. Ils menaient une vie sociale dans laquelle les relations étaient beaucoup plus étroites que celles que nous avons maintenant et, surtout, beaucoup plus interdépendantes. C’est pourquoi la confiance était une valeur fondamentale. Si vous deviez encercler une proie pour la chasser, personne ne pourrait ouvrir le cercle, sinon toute la tribu ne mangerait pas. Il arrive très souvent que nous rencontrions des gens qui n’apprécient pas le fait que nous ne leur faisons pas confiance, et tout aussi souvent le contraire se produit. Il nous en coûte souvent beaucoup d’accepter certaines réalités. L’un d’eux ne gagne pas la confiance de l’autre. Vous pensez qu’il est normal que vous ayez confiance en vous. Vous vous connaissez depuis toujours et vous avez également un grand pouvoir sur ce que vous faites ou dites. Cependant, l’autre personne ne vous connaît pas depuis si longtemps et n’exerce pas sur vous le même contrôle que vous. Cette différence, qui est si grande mais en même temps extrêmement subtile, est souvent oubliée.

La confiance prend du temps

Pour certains plus et pour d’autres moins, mais cela prend toujours du temps. Nous ne réfléchissons pas beaucoup lorsque nous décidons de notre degré d’ouverture et de confiance mutuelle ; nous nous ouvrons simplement jusqu’au point où nous sommes à l’aise. Certaines études ont identifié plusieurs variables qui affectent la confiance. Plus la personne avec laquelle nous interagissons est semblable, plus vite nous lui ferons confiance. En outre, nous avons l’habitude de faire confiance aux personnes qui se promènent avec des enfants, des animaux ou des personnes âgées. Nous pensons que si quelqu’un compte sur eux pour une tâche aussi importante, il doit s’agir de personnes en qui il peut avoir confiance. Nous accordons également plus de confiance aux personnes qui partagent les mêmes passions que nous, car nous pouvons avoir de longues conversations avec elles sans toucher à des sujets trop personnels. D’autre part, la meilleure réflexion que l’on puisse faire sur la confiance est le merveilleux sentiment d’en être digne pour les personnes qui nous aiment. Et nous ne faisons pas référence au simple fait qu’ils savent que nous ne les trahirons pas, mais aussi qu’ils sentent que nous serons les premiers à être là quand ils auront besoin de nous.

5 notions pour gagner en confiance et obtenir le respect d’autrui

Il est parfois difficile de se réveiller enthousiaste le matin lorsque nous nous sentons maltraités par les gens qui nous entourent, travail, famille, amis. Ainsi, il est important de comprendre que certaines personnes ne savent pas qu’ils nous blessent avant que nous leur fassions part de notre sentiment. En fait, il y a juste un petit pourcentage de personnes qui sont réellement conscientes de ce point et qui sont assez empathiques pour le remarquer. Le secret pour avoir des relations positives avec les autres se situe dans notre attitude, la façon dont nous nous traitons et la façon dont nous traitons ceux qui nous entourent. En introduisant certains changements comme ceux présentés ci-dessous, nous serons en mesure d’améliorer notre qualité de votre vie.

1. Prendre soin de soi

Si nous nous maltraitons physiquement en si nous ne prenons pas soin de notre corps, nous donnerons à tout le monde autour de nous une bonne raison de nous manquer de respect. Si nous ne faisons pas attention à nous-mêmes, il y a peu de chance que les autres agissent de façon inverse. Par conséquent, il faut penser à se réinventer. Tout d’abord, il est important d’établir une routine d’hygiène afin de se rendre présentable. Ce processus peut être intéressant, parce que nous pouvons par ce biais réinventer notre style. Cela afin d’être à l’aise avec l’image que nous véhiculons. Nous pouvons par exemple tester différentes coiffures, découvrir des produits pour notre peau. Ce processus peut être également frustrant, mais si nous regardons cette transition pour devenir une meilleure personne avec positivité et enthousiasme, nous serons en mesure de trouver des choses très utiles et surtout en apprendre beaucoup sur nous-même.

2. Être attentif aux autres

Les gens ne sont pas divisés entre le bien et le mal : nous avons tous de la lumière et de l’obscurité en nous-mêmes. Par conséquent, nous ne devrions pas avoir honte quand nous avons des sentiments d’envie ou de colère, mais nous devons nous efforcer de reconnaître nos émotions, afin que nous puissions trouver leurs racines et les exterminer ou du moins, les canaliser. Ainsi, lorsque nous communiquons avec quelqu’un, nous devons essayer de le faire sans avoir une partie secrète, ou éviter de faire part de notre point de vue. Lorsque nous parlons avec quelqu’un, essayons d’écouter ce qu’elle a à dire, et si nous ne sommes pas en mesure de l’aider parce qu’une certaine situation n’est pas sous notre contrôle, être un bon auditeur sera largement suffisant. Les gens sont capables de reconnaître l’insincérité, c’est pourquoi c’est une chose que nous devons éviter.

3. Travailler sur sa confiance

Bien que nous soyons les espèces les plus évoluées dans le monde, nous fonctionnons en fonction de nos instincts primaires, c’est une chose importante que nous devons garder à l’esprit. Un de ces instincts est notamment d’établir la domination dans notre environnement. Tout le monde n’est pas un leader né, et de plus, si ce n’est pas votre tasse de thé, vous ne devriez pas vous forcer à être quelqu’un que vous n’êtes pas. Cependant, nous pouvons être au-dessus de cet ordre animaliste si nous travaillons sur notre confiance en apprenant à connaître nos compétences et nos capacités. Le sentiment d’estime de soi de est basé sur la confiance que nous avons en nous. Alors si nous sommes dans l’auto-développement constant notre estime de soi ne peut que monter.

4. Gentillesse et bonnes manières

Notre mode de vie moderne ne laisse plus beaucoup de temps pour les petits plaisirs et les commodités de la politesse. Personnellement, on trouve cela très malheureux, parce que les gens oublient d’être gentils avec les autres et c’est vraiment dommage. Vous seriez surpris de voir quel genre de commentaires vous pouvez recevoir si vous devenez sincèrement gentil, avoir de bonnes manières, être agréable avec les autres et dire simplement merci ou bonne journée chaleureusement et pourtant reconnus pour être quelque chose de très enrichissant. N’avez-vous jamais retrouver le sourire par l’intermédiaire d’un(e) commerçant(e) (ou une autre personne) sympathique et chaleureux(se) ? Alors, tâcher d’être sympathique avec les gens qui vous entourent. Vous risquez de donner le sourire aux autres et ainsi de vous sentir à votre tour encore mieux par la suite.

5. Ne vous laissez pas marcher dessus

Être bon avec les gens présents autour de nous est une chose, mais nous ne devons pas permettre aux autres de nous manquer de respect notamment en profitant de notre bonté. Offrir notre aide à quelqu’un doit être mérité, et nous ne devons pas aider des personnes si nous ne le voulons pas ou s’il ne le mérite pas. Notre temps nous appartient et il est primordial de le dépenser au mieux. Montrer aux autres que notre temps est précieux est important pour notre bien-être. Les personnes que nous aiderons seront d’autant plus contentes d’obtenir notre aide si nous portons une telle importance à notre temps. Tous ces changements sont une question de mentalité. Afin de les introduire dans notre vie, il est nécessaire d’être persévérant et discipliné. Personne n’a dit que la transition est simple, mais si nous le faisons, nous développerons une volonté forte, et nous nous réveillerons le matin prêt pour attaquer tous les défis du quotidien.

L’importance du lien de confiance

La qualité du lien entre une famille et un intervenant repose en grande partie sur leur capacité mutuelle à établir une relation basée sur la confiance.  Créer une zone sécuritaire, où des parents peuvent venir se déposer en ayant le sentiment d’être respectés et la liberté de pouvoir s’exprimer sans être jugés, alimente un climat propice à la collaboration. Le parcours de vie des familles les plus vulnérables a souvent été difficile, parfois dès la tendre enfance. Les embûches personnelles et les blessures à l’âme se sont accumulées pour plusieurs d’entre elles, ce qui les a amenées à rencontrer nombre d’intervenants sur leur route. Ces conditions peuvent expliquer leur réticence à accorder leur confiance à la personne devant elles. Miser sur la complémentarité des savoirs, du savoir-être et des savoir-faire peut se révéler gagnant pour tendre la main aux familles.

– Savoirs

Certains programmes de formation initiale en intervention ont modifié leur cursus pour intégrer des expériences concrètes entre les futurs intervenants et les familles vivant en contexte de défavorisation. Pour développer des compétences relationnelles spécifiques, des études montrent que l’immersion des aspirants professionnels dans des situations réelles est une base solide pour les interventions futures. Puis, tout au long de la pratique professionnelle des intervenants et des gestionnaires, bonifier les connaissances par des lectures ou de la formation continue s’avère une stratégie bénéfique.

– Savoir-être

Le savoir-être est la pierre angulaire sur laquelle repose la rencontre avec la famille, l’aspect le plus difficile à parfaire. Un regard sur soi est obligatoire pour aller vers l’autre, ce qui est une démarche exigeante. Il faut constamment être à l’affût de ses préjugés et conscient de ses limites pour mieux intervenir. Il est utopique de penser être sans jugement, même pour le plus aguerri des intervenants. Certaines situations vécues par les familles et leur façon d’y faire face peuvent parfois être difficiles à aborder de façon objective, selon les valeurs et la culture personnelles de l’intervenant. La patience, l’empathie, l’écoute active, des rapports égalitaires sont bien sûr à la base de toute relation de confiance, mais il importe surtout d’avoir la conviction profonde que chaque personne a le potentiel d’améliorer sa situation. Intervenir auprès de familles les plus vulnérables demande beaucoup de ressources personnelles, d’optimisme et de respect de l’autre. Si l’engagement exigé par la profession ne doit jamais être minimisé, il faut également que tous les membres des organisations qui travaillent avec ces familles gardent en tête la grande résilience dont elles font preuve au quotidien.

– Savoir-faire

Le savoir-être s’incarne dans le savoir-faire. Croire au potentiel de chaque individu implique le soutien pour développer son pouvoir d’agir. Les parents sont les mieux placés pour agir sur leur situation. Il faut donc les accompagner dans leur démarche pour qu’ils trouvent leurs propres solutions, à leur rythme, avec flexibilité et souplesse. Ces éléments contribuent au développement de leur pouvoir d’agir. Porter attention aux forces et aux réussites des parents tant dans leur rôle parental que dans leurs réalisations, qu’elles soient grandes ou petites, augmente la confiance en eux et en la personne qui les soutient. Les approches dites positives ou appréciatives qui se concentrent sur le reflet des bons coups ont fait leurs preuves. Non seulement elles encouragent les parents à toujours faire mieux en s’appuyant sur leurs propres réussites, mais elles amènent aussi les intervenants à voir les éléments positifs plutôt que négatifs, ce qui est plus motivant à long terme pour tous.