Il est aussi important de comprendre qu’il existe différents types d’attention que de les renforcer tous. Nous définissons généralement l’attention comme la capacité à se concentrer et, en général, nous utilisons ce concept par opposition à son antonyme, qui est la distraction. Quand on parle de quelqu’un qui est distrait ou qui n’écoute pas, on dit qu’il ne fait pas attention. La question est de savoir si l’on peut vivre sans y prêter attention. De nos jours, les troubles de l’attention semblent être de plus en plus répandus. Cela ne devrait pas nous surprendre : nous vivons dans une société qui exige le traitement continu d’un nombre infini de stimuli. La publicité, les actions simultanées et les dispositifs technologiques sont des exemples d’éléments qui absorbent continuellement notre attention. Au-delà de cela, l’attention est un processus cognitif de base et, par conséquent, une personne n’est pas incapable de se concentrer parce qu’elle est distraite, mais parce qu’elle se concentre sur autre chose.

Attention : la fonction exécutive

L’attention est l’une des fonctions les plus complexes du cerveau, l’une de celles pour lesquelles il n’existe pas encore de définition claire, partagée par tous. C’est une fonction qui nous permet de filtrer les stimuli, de traiter les informations et de nous concentrer sur un objectif. Pour tout cela, le lobe frontal doit intégrer des informations provenant de tout le reste du système nerveux. Ce processus se produit à différents niveaux qui dépendent de l’interaction avec l’environnement. Les caractéristiques d’une action et ce qu’elle implique détermineront le type d’attention que nous y porterons.

4 Types d’attention

L’attention est produite à différents niveaux, avec des caractéristiques très distinctes. Pour cette raison, le concept d’orientation est fondamental, c’est-à-dire la conscience de soi par rapport à son environnement. Le type d’attention qui est accordée dépendra donc du niveau de conscience et de l’activation nécessaire pour générer une réponse.

– Une attention ciblée

Ce type d’attention est basé sur la capacité à répondre à un certain stimulus. Cela oblige le sujet à ignorer les autres stimuli qui l’entourent. Pour y parvenir, un niveau élevé d’alerte et d’activation est nécessaire. Lorsqu’une personne est très fatiguée parce qu’elle est en état d’alerte depuis longtemps, elle ne peut plus ignorer le reste des stimuli aussi efficacement, étant plus vulnérable aux distractions.

– Une attention soutenue

L’attention soutenue est utilisée dans les tâches qui exigent une concentration prolongée. Il s’agit de la capacité à persister dans l’activité cognitive. Par exemple, si la tâche consiste à étudier pour un examen, nous devrons lire un livre et traiter l’information pendant plusieurs heures. Dans de nombreux cas, la récompense n’est pas immédiate, c’est pourquoi ce type d’attention se heurte à plusieurs obstacles :

– Attention divisée

Notre cerveau est si extraordinaire qu’il nous permet d’accomplir deux tâches à la fois. Maintenant, même si ces tâches ne demandent pas trop d’efforts, il est nécessaire de répartir les ressources d’attention afin que nous puissions accomplir les deux au mieux. Cette capacité est limitée, car à mesure que les deux sources d’information simultanées augmentent les demandes, la réponse se détériore. Par exemple, lorsque nous avons besoin d’écrire et d’écouter en même temps, de regarder et d’interagir avec un professeur, nous utilisons l’attention partagée.

– Attention alternée

C’est-à-dire l’aspect de l’élasticité mentale qui saute le plus aux yeux, c’est-à-dire la capacité à déplacer le centre de l’attention et à se déplacer sur des plans distincts. Un exemple clair est lorsque nous préparons un plat assez complexe, qui nous oblige à travailler sur chaque ingrédient à des moments différents. Pour ce faire, nous devons passer d’une tâche à l’autre sans oublier ce que nous venons de faire, car dans quelques secondes, nous reviendrons à la précédente.

L’importance du contrôle des types d’attention

L’attention n’est pas un processus unique ou exclusif. La majorité des tâches requièrent l’action commune de différents types d’attention. Le contrôle de l’attention ou la capacité à passer efficacement d’un type d’attention à l’autre dépend d’autres fonctions exécutives. Les plus importantes sont :

  • La mémoire : beaucoup de tâches requièrent la récupération du matériel dans la mémoire à long ou à court terme. Cela nécessite un bon niveau d’attention.
  • La planification : d’autres tâches requièrent l’action commune et planifiée de plusieurs tâches qui doivent être ordonnées et effectuées de manière efficace.
  • L’inhibition : c’est la capacité à inhiber, à filtre et à contrôler les stimuli sensoriels qui ne correspondent pas à l’action que l’on souhaite réaliser.

Quelles sont les parties du système nerveux qui participent aux processus d’attention ?

Les principales structures engagées sont :

  • Le système réticulaire ascendant : l’attention nécessite la capacité à recevoir les stimuli. L’information périphérique est traitée grâce à son parcours dans le tronc cérébral.
  • Le lobe pariétal : il est important dans le traitement spatial des stimuli et l’assignation des ressources à une tâche déterminée.
  • Le lobe frontal : il est le chef d’orchestre du cerveau. Il est chargé de sélectionner les réponses et les programmes moteurs pour l’exécution d’un plan permettant de développer une action.

Conclusions sur les types d’attention : un outil indispensable

L’attention est une fonction cérébrale complexe qui a joué un rôle particulier dans notre évolution et notre développement en tant qu’espèce. De plus, il s’agit d’une compétence qui doit être formée et protégée, car tout dommage causé aux zones mentionnées peut entraîner des reculs indicibles. Enfin, les quatre types d’attention sont d’égale importance et sont utilisés chaque jour pour des tâches automatiques comme le petit-déjeuner, mais aussi pour des tâches complexes comme la conduite dans la circulation.