Après la première guerre mondiale, il a été difficile pour tous les états participant de se reconstruire. Le chemin a été long, des milliards ont été investis, mais heureusement chaque pays participants, se sont relevés. Mais un bref rappel de l’histoire nous montre que l’une des raisons pour laquelle l’Allemagne a lancé les offensives créant la seconde guerre mondiale est le résultat des séquelles due à la première guerre mondiale (financière, morale, humiliation, …). Donc, afin d’éviter toute trouble liées aux conséquences de la pauvreté, de la guerre et d’une crise sociale et financière,  pouvant entraîné une révolte pouvant aller jusqu’à une troisième guerre mondiale, les Américains pays le moins touché (comparativement aux nations de l’Europe comme la  France) ont initié un programme d’aide. 

George Marshall dit le général Marshall

Un membre du personnel du général Marshall a rappelé, dans une interview accordée à CBS il y a quelques années, un épisode emblématique concernant le général. Apparemment, le président Truman l’a rencontré à la Maison Blanche pour le nommer secrétaire d’État et lui a demandé s’il pouvait l’appeler George, ce à quoi il a répondu que ce serait mieux de l’appeler général Marshall. C’est ainsi qu’a été donné son nom au Plan Marshall.

C’était un homme en un seul morceau qui prenait son travail très au sérieux. Après sa nomination au poste de secrétaire d’État, il a travaillé avec détermination et discipline à la mise en œuvre du plus grand programme de reconstruction de l’histoire moderne: le plan Marshall. Le 5 juin 1947, dans un discours prononcé à l’université de Harvard, George Marshall en a tracé les grandes lignes en parlant d’un plan de reconstruction économique de l’Europe.

Le plan Marshall

Le centre théorique du plan était la nécessité d’éviter un déclin inévitable des pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale et qui n’avaient plus les ressources pour faire face à leur reconstruction. Pendant le discours, Marshall n’est pas entré dans les détails stratégiques du plan, laissant sa mise en œuvre aux interventions ultérieures et surtout aux opérations qui se développeront au cours des 4 prochaines années. Cependant, il a immédiatement précisé que l’intention était d’entamer une collaboration entre les deux côtés de l’Atlantique qui ne se limiterait pas seulement à la mise en œuvre du plan mais serait également un stimulant pour le continent européen afin de commencer à jeter les bases de sa future union.

La stratégie du plan Marshall, dont le nom officiel était ERP (European Recovery Program), prévoyait un investissement de 17 milliards de dollars déboursés de 1947 à 1951. La stratégie ne prévoyait pas de financement par sprinklers mais une intervention systématique et raisonnée à différents niveaux. À cet égard, l’OECE : Organisation européenne de coopération économique, a été mise en place. Le but principal de l’OECE était de systématiser l’intervention, en stimulant de manière péremptoire les États bénéficiaires à utiliser les fonds, non seulement pour résoudre des problèmes et des besoins immédiats, mais aussi pour développer des projets plus importants et à plus long terme.

Concrétisation du plan Marshall

Cela s’est fait en partie principalement par le financement d’installations industrielles et par la reconstruction de l’ossature productive et entrepreneuriale des pays concernés. Cependant, de nombreux fonds ont été détournés pour l’achat massif de produits de première nécessité tels que le carburant, les produits industriels et les matières premières.

Les États ont en effet demandé à la CEA, l’organe chargé de coordonner l’aide et de prendre des décisions à partir de Washington, d’avoir la possibilité de remédier à certains déséquilibres microéconomiques qui s’étaient créés dans différents territoires, en intervenant également avec un soutien quotidien, notamment pour l’hébergement des personnes et leur subsistance avec des denrées alimentaires et des biens matériels à usage domestique et quotidien.

En 1951, le gouvernement américain a mis fin à la mise en œuvre du plan Marshall. Ses conséquences ont été largement positives et même après un certain temps, l’historiographie a montré que le plan avait des conséquences bénéfiques tant pour les économies des États européens que pour les États-Unis d’Amérique. Les améliorations sont devenues évidentes dès 1948, lorsque les économies européennes ont atteint des niveaux de croissance supérieurs à ceux de la période d’avant-guerre.

Les échanges commerciaux avec les États-Unis ont été favorisés, ce qui a permis à l’économie américaine d’absorber 80 % de son chômage, passant de 10 000 000 de travailleurs sans emploi stable à un peu plus de 2 000 000. Les partis des démocraties européennes, qui étaient au pouvoir lors de l’octroi de l’aide, ont considérablement renforcé leur consensus.

Les pays qui ont bénéficié du plan Marshall étaient :

Allemagne de l’Ouest – Autriche – Belgique et Luxembourg – Danemark – France – Irlande – Islande – Italie – Norvège – Pays-Bas – Portugal – Royaume-Uni – Suisse – Suède et Turquie.

La position des communistes

Il est important de souligner que l’URSS et les pays satellites n’ont pas participé à l’organisation du Plan et n’en ont donc tiré aucun bénéfice, ceci parce que Staline y voyait un moyen de renforcer le rideau de fer et a forcé directement et indirectement tous les Etats d’Europe de l’Est à refuser toute aide des Américains.

Cet aspect a intensifié la polémique contre le plan Marshall par les oppositions dans les parlements européens, surtout les marxistes-léninistes, qui le considéraient comme un cheval de Troie, structuré uniquement pour rapprocher les économies européennes de l’économie américaine afin de les hégémoniser. Cependant, il a été facilement démontré que le contraire était vrai, à savoir que l’économie américaine était dépassée par de nombreux pays européens, ce qui a causé un préjudice concurrentiel à la production américaine. Il semble toutefois évident qu’à long terme, les relations entre les économies des deux côtés de l’Atlantique se sont soutenues mutuellement en créant et en renforçant leur alliance politique et militaire.

Les milliards de dollars déboursés par l’Amérique ont donc servi à la reconstruction des pays européens durement touchés par les conséquences de la seconde guerre mondiale. Cette initiative a amélioré la relation américaine et européenne. Le plan Marshall a donc servi à l’amélioration de la coopération (financière et politique), sauver l’économie  du monde, éviter une crise sociale pouvant impacter des millions de personne. L’URSS et les pays soviétique sont les seuls à ne pas avoir bénéficié de ces prêts accordés au gouvernement. Considérant un prêt américain comme étant un piège et un déshonneur.