Le terme hypochromie fait référence à l’anémie hypopigmentée, c’est-à-dire le type d’anémie dans lequel les globules rouges (ou érythrocytes) apparaissent plus clairs que la normale, ainsi que plus petits (une condition appelée thalassémie).

La cause de l’hypochromie est la réduction de l’hémoglobine, la protéine qui donne la couleur rouge aux érythrocytes.

Quels sont les traitements de l’anémie microcytaire hypopigmentée ? Nous en parlons dans ce post, mais pour mieux comprendre les thérapies, il convient de préciser les causes de cette maladie.

Les causes de l’hypochromie

Les causes de l’hypochromie sont la carence en fer, les thalassémies, les pathologies chroniques, l’anémie sidéroblastique et la porphyrie érythropoïétique. En particulier :

  • Déficience en fer : – La carence en fer est la cause la plus fréquente de l’anémie microcytaire hypopigmentée. Elle peut être causée par un apport insuffisant en fer dans le cadre de l’alimentation ou une mauvaise absorption du fer due à une infection (y compris Helicobacter pylori). Elle est également due par une maladie cœliaque, des saignements excessifs (dus à un flux menstruel abondant, des ulcères ou des hémorragies), une grossesse, la prise de certains médicaments ou un empoisonnement au plomb. La relation entre le fer et l’hémoglobine réside dans le fait que l’hémoglobine contient un groupe chimique appelé “hème” formé par un atome de fer central responsable de la liaison de l’oxygène.
  • Thalassémie : – La thalassémie, en revanche, est un type d’anémie héréditaire, c’est-à-dire causée par l’altération des gènes responsables de la production d’hémoglobine.
  • L’anémie sidéroblastique : – L’anémie sidéroblastique peut être à la fois congénitale et acquise. Alors que la forme congénitale est causée par la mutation d’une enzyme appelée ALA-synthétase (ALAS2), la forme acquise se manifeste à la suite de la prise de certains médicaments ou d’un empoisonnement par des substances toxiques, telles que l’alcool et le plomb. Elle se manifeste également à la suite d’un néoplasme ou d’une maladie chronique. L’enzyme ALA-synthétase permet de lancer la synthèse du groupe hémique de l’hémoglobine.

Le traitement de l’anémie hypopigmentée

Pour le traitement de l’anémie microcytaire hypopigmentée, il est essentiel (avant tout !) d’en identifier la cause. En effet, le traitement de la condition sous-jacente permet de résoudre le problème ou, du moins, améliorer significativement le tableau clinique du patient.

Certaines anémies hypopigmentées, telles que les thalassémies et certaines anémies sidéroblastiques, sont congénitales et ne peuvent pas être guéries, de sorte que vous ne pouvez prendre que des mesures pour réduire les symptômes.

Heureusement, la cause la plus fréquente des anémies hypopigmentées est la carence en fer, de sorte que le problème peut être résolu très simplement.

Lorsque votre médecin diagnostique une carence en fer, il convient tout d’abord de revoir votre alimentation pour assurer un bon apport quotidien en fer et en vitamine C. Ne la négligez pas ! Il joue un rôle important dans l’absorption du fer par l’organisme.

En plus de changer les mauvaises habitudes alimentaires, il est également nécessaire de prescrire un supplément de fer, qui peut être utile pour compléter celle de la vitamine C. Il est évident que la prise de ce complément soit suspendue après la correction du déficit en fer. Il est donc important que toute mauvaise habitude alimentaire ait été corrigée dans l’intervalle, car le fer doit être assuré par l’alimentation.

En outre, dans certains cas, le médecin peut prescrire des compléments de vitamines B6 et B12 et certains oligo-éléments tels que le cuivre, le zinc et le cobalt.

Dans le cas où la carence en fer est due à un flux menstruel abondant, la prescription d’une pilule aide également la patiente à normaliser les pertes sanguines.

Lorsque l’état morbide déclenchant l’anémie peut être traité avec succès, l’anémie est également résolue sans autre intervention. Ce n’est que dans des cas très graves qu’il est nécessaire de recourir à des transfusions sanguines pour éviter les conséquences dangereuses liées à la réduction de l’apport en oxygène aux tissus.